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Du progrès pour garder les Panthers en Floride

Une nouvelle proposition est étudiée pour assurer la survie de l’équipe

La saison dernière, les Panthers ont attiré en moyenne 11 265 spectateurs par match, ce qui leur a valu le dernier rang parmi les 30 équipes de la LNH.
Photo AFP La saison dernière, les Panthers ont attiré en moyenne 11 265 spectateurs par match, ce qui leur a valu le dernier rang parmi les 30 équipes de la LNH.

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Après des mois de silence dans le dossier des Panthers, voilà que le comté de Broward s’apprêterait à délier les cordons de la bourse pour assurer la survie de l’équipe en Floride. «C’est comme devant la perspective d’un divorce. Ça coûte moins cher de rester ensemble», a indiqué au Journal un administrateur du comté.

La nouvelle proposition sur la table des autorités prévoit que les Panthers obtiendraient 86 millions dans le cadre d’une éventuelle entente qui lierait l’organisation et le comté jusqu’en 2028 (voir le tableau pour les détails).

Dans leurs premières demandes en 2013, les Panthers exigeaient moins d’argent, soit 78 millions, mais le comté en retirait moins de garanties. Le point le plus important de la proposition à l’étude stipule que dans le cas d’une faillite ou d’un déménagement des Panthers, l’équipe se verrait dans l’obligation de retourner l’argent perçu au comté.

«Le montant est plus important, mais il s’agit d’un investissement que nous faisons dans notre propre aréna (le BB&T Center).

«Selon ce qui est sur la table, on donnerait une moyenne annuelle de 6,6 millions aux Panthers, mais de ce montant, au moins 3 millions iraient directement à l’aréna», a fait valoir l’homme de pointe pour Broward au chapitre des négociations, Roberto Hernandez.

Rencontre mardi

Mardi, le comté tiendra une réunion spéciale pour discuter de l’entente potentielle avec l’équipe, qui aurait perdu 36 millions la saison dernière et 27,3 millions l’année précédente, selon le quotidien Sun Sentinel, rapportant les chiffres d’un consultant externe.

«Il ne pourra y avoir un vote, cependant», a confirmé M. Hernandez.

«La teneur de cette rencontre nous indiquera si et quand il pourrait y avoir un vote. Si les commissaires, qui semblent favorables à l’entente, proposent d’aller de l’avant, ça pourrait se régler de façon relativement rapide.»

Si l’administrateur impliqué dans les négociations depuis plus de deux ans affirme que «le jeu des prédictions est dangereux», il avance tout de même que le BB&T Center, sans les Panthers, serait voué à l’échec.

«Si l’équipe devait s’en aller à Québec, par exemple, combien ça nous coûterait? Il deviendrait difficile d’opérer un amphithéâtre performant en se basant seulement sur les concerts. Pour nous, c’est sensé financièrement d’aider l’équipe à rester dans l’aréna», a-t-il plaidé.

Des marchés comparables

Après discussions avec les Panthers, le comté semble en être venu à la conclusion que les Panthers n’auront jamais besoin de faire courir les foules pour survivre à long terme.

«En présumant que l’équipe gagne et qu’elle est bien administrée, il est raisonnable de s’attendre à des performances financières comparables à des marchés comme Nashville, San Jose, Columbus ou St-Louis. Nous ne serons jamais Montréal, mais nous serons parfaitement corrects», estime M. Hernandez.

Une clause échappatoire blindée

Selon la soumission actuelle, les Panthers pourraient profiter d’une clause échappatoire après huit ans, à condition de donner un préavis d’un an, de prouver des pertes de 100 millions et de rembourser l’argent perçu par le comté.

Aussi bien dire que le comté de Broward semble avoir pris les précautions pour éviter que l’équipe prenne la poudre d’escampette sans conséquences.

«C’est une entente qui nous protège bien. Il y a beaucoup de choses à faire pour ramener les partisans, mais le produit sur la glace est bon. C’était la première année sous le contrôle du groupe actuel de propriétaires et ils ont franchi des pas significatifs», a opiné Roberto Hernandez en citant l’embauche de Peter Luukko, qui évoluait auparavant au sein de la haute direction des Flyers.

Expansion

Par ailleurs, il est prévu que si la LNH décide d’aller de l’avant avec une expansion d’ici à 2021, les Panthers seraient tenus de partager avec le comté la somme obtenue pour le droit d’entrée des nouvelles équipes, après avoir couvert leurs pertes.

«Mais si les Panthers continuent de perdre de l’argent comme en ce moment, c’est un montant qu’on ne verra probablement jamais», a nuancé l’administrateur.

LA PROPOSITION D’ENTENTE EN QUELQUES POINTS

  • 86 millions pour 13 ans provenant d’une taxe touristique
  • Retour de l’argent au comté en cas de faillite ou déménagement
  • Clause échappatoire pour les Panthers après huit ans si 100 millions de pertes
  • Les Panthers doivent payer 5,3 millions annuellement au comté sur le paiement de la dette de l’aréna
  • Les Panthers doivent partager 10% des revenus s’ils dépassent 145 millions annuellement pendant les six premières années
  • Engagement à tenir le match des étoiles de la LNH d’ici 2022
  • Contribution de 1,5 million de la LNH pour le développement du hockey mineur