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Duceppe a bon espoir d'obtenir la balance du pouvoir

Gilles Duceppe a rencontré une centaine de militants à Sept-Îles, en matinée samedi, en compagnie de la candidate du Bloc québécois dans Manicouagan Marilène Gill.
Regys Caron Gilles Duceppe a rencontré une centaine de militants à Sept-Îles, en matinée samedi, en compagnie de la candidate du Bloc québécois dans Manicouagan Marilène Gill.

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SEPT-ÎLES - À deux jours du vote, Gilles Duceppe dit avoir bon espoir de voir le Bloc québécois obtenir la balance du pouvoir au Parlement lundi prochain.

Le dernier sondage Léger-Journal de Québec accorde au Bloc 27% des intentions de vote dans l’électorat francophone, à égalité avec les libéraux et le NPD. Les troupes de Gilles Duceppe se réjouissent: le Bloc peut espérer se faufiler dans plusieurs circonscriptions francophones et obtenir la balance du pouvoir, à condition que le prochain gouvernement soit minoritaire. «Il faut que les intentions de vote se traduisent par des votes», a prévenu le candidat du Bloc dans Charlevoix, Sébastien Dufour.

Selon Gilles Duceppe, la balance du pouvoir permettrait au Bloc d’empêcher le passage de l’oléoduc Énergie Est et de préserver la caisse d’assurance-emploi où libéraux et conservateurs ont puisé pour équilibrer les budgets de l’État. «Ces partis [...] avaient promis de ne plus détourner d’argent de la caisse. Les libéraux y ont pigé 57 milliards de dollars, c’est du vol. Cet argent n’appartient pas au fédéral, ça appartient aux travailleurs qui ont perdu leur emploi», martèle le chef du BQ partout où il s’arrête.

«Je suis très optimiste, je réalise qu’on est plus près de la balance du pouvoir que jamais», a déclaré Gilles Duceppe après avoir pris le petit déjeuner à Sept-Îles, en compagnie d’une centaine de militants et de la candidate du BQ dans Manicouagan, Marilène Gill.
 
Lac-Mégantic
 
Vendredi, en présence du chef du NPD Thomas Mulcair, la mairesse de Lac-Mégantic, Colette Roy-Laroche, a reproché aux autres chefs fédéraux de n’avoir pas daigné se rendre dans sa ville, cruellement éprouvée par la catastrophe de juillet 2013, pour l’appuyer dans ses revendications.

Gilles Duceppe répond qu’il ne peut se rendre partout. «On n’y est pas allés, mais on a été les premiers à réclamer la voie de contournement [pour les convois de trains]. Je suis allé en Estrie, mais on ne peut pas aller partout. On a dit que ça suffisait, l’auto-inspection des trains, et qu’il fallait faire disparaître les wagons DOT-111», a plaidé le chef souverainiste.
 
L’appui du PQ

 
Le chef du Bloc estime recevoir un appui jamais égalé de la part du Parti québécois et de son chef Pierre Karl Péladeau, qui fait campagne en faveur du BQ. «Il est avec moi, il parcourt les comtés où je ne suis pas. Pierre Karl était à Repentigny hier, c’est parfait, on multiplie les présences, je n’ai jamais eu un appui du PQ comme ça, il y a une présence tout à fait extraordinaire», a dit M. Duceppe alors qu’il était de passage à Rivière-du-Loup.

Aujourd’hui et demain, le chef du Bloc se livre à un sprint qui le conduira dans près d’une douzaine de villes. Parti de Sept-Îles samedi matin, il s’est rendu à Sainte-Anne-des-Monts, en Gaspésie, avant de s’envoler vers Rivière-du-Loup et La Malbaie pour terminer sa journée à Québec.

Dimanche, le chef bloquiste partira de Québec pour gagner Trois-Rivières, Sherbrooke, Belœil, Saint-Jean, Montarville, et terminera sa tournée électorale dans sa circonscription, Laurier–Sainte-Marie, sur l’île de Montréal.