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Le conservatisme «harperien» agonise

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Nous parlerons longtemps de cette campagne qui, malgré son pire défaut, soit d’avoir été trop longue pour le commun des ours, est féconde d’enseignements. Nul ne peut prédire qui remportera la mise lundi, mais un perdant se dessine déjà. Le nouveau conservatisme canadien, né de la fusion du parti d’extrême droite réformiste et des progressistes conservateurs, vit peut-être ses dernières heures.

Nous parlerons longtemps de cette campagne qui, malgré son pire défaut, soit d’avoir été trop longue pour le commun des ours, est féconde d’enseignements. Nul ne peut prédire qui remportera la mise lundi, mais un perdant se dessine déjà. Le nouveau conservatisme canadien, né de la fusion du parti d’extrême droite réformiste et des progressistes conservateurs, vit peut-être ses dernières heures.

Enfant de la volonté de fer de Stephen Harper et véhicule canadien pour le néoconservatisme à l’américaine, l’actuel Parti conservateur aura de la difficulté à survivre au scrutin du 19 octobre. Une fois Stephen Harper parti – ce qui est inévitable à moins d’un gouvernement conservateur majoritairement majoritaire –, le parti n’aura d’autre choix que de se délester de ses ornières idéologiques.

Face au désir de changement, les conservateurs n’ont pu nous offrir que du réchauffé.

Les Canadiens ne sont pas des idéologues, mais des gens pragmatiques et souples, des postures mentales essentielles à la vie dans un pays aussi improbable que le Canada.

Face au désir de changement exprimé par les Canadiens, les conservateurs n’ont pu nous offrir que du réchauffé, incapables de voir au-delà de l’horizon économique.

Plateformes diluées

Pendant ce temps, le NPD et les libéraux choisissaient de diluer leurs plateformes traditionnelles, l’un allant plus à droite, l’autre plus à gauche, dans le but de ratisser plus large.

Les conservateurs se sont concentrés sur leur base régionale pure et dure – les anciens réformistes et alliancistes – et ont utilisé la peur pour séduire les indécis.

Je me souviens d’un autre parti conservateur, celui-là de centre droit, ouvert tant aux revendications du Québec qu’au libre-échange, qui ne remplaçait pas les œuvres de peintres canadiens par des photos de la reine. On les appelait les progressistes-conservateurs, ou Red Tories.

Conclusion de campagne? Le Canada a mal à sa droite progressiste.

 

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