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Les sous-estimés

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Cette campagne aura été celle des sous-estimés. En effet, de Justin Trudeau, dont on n’attendait pas beaucoup, aux conservateurs empêtrés dans les scandales et au retour de Gilles Duceppe, tous ces sous-estimés n’auront pu faire autrement que de nous surprendre.

Cette campagne aura été celle des sous-estimés. En effet, de Justin Trudeau, dont on n’attendait pas beaucoup, aux conservateurs empêtrés dans les scandales et au retour de Gilles Duceppe, tous ces sous-estimés n’auront pu faire autrement que de nous surprendre.

On a beau se dire que 10 ans de conservateurs c’est trop, encore faut-il être capable d’incarner le renouveau.

La grande débâcle de cette campagne: le NPD. Incapable de s’adapter à la durée de la campagne, aux enjeux qui ont ponctué les échanges, il ne peut que se blâmer lui-même. Il a tout misé sur le chef sans faire une grande place à ses candidats, absents des publicités. Tom n’est pas Jack, c’est l’évidence.

Incarner le renouveau

On a beau se dire que 10 ans de conservateurs c’est trop, encore faut-il être capable d’incarner le renouveau. Dans cette catégorie, Justin Trudeau et Gilles Duceppe ont gagné leur pari. M. Duceppe a su rappeler à tous sa rigueur, ses connaissances et surtout sa pugnacité pour défendre le Québec. Cela permettra sûrement au Bloc de redevenir un parti reconnu en chambre.

Justin Trudeau, qui partait du troisième sous-sol dans l’opinion publique sur sa capacité de leader, a su faire une campagne sans grande faille. Les libéraux ont su s’adapter, se faufiler et incarner le changement malgré la mise en scène de plusieurs grands noms du passé libéral, dont l’ancien premier ministre Jean Chrétien.

L’affaire Dan Gagnier

Bref, une campagne bien exécutée, sauf dans l’affaire Gagnier. Ce dossier est grave, on ne peut être lobbyiste et directeur de parti. Malheureusement, ce dossier, sorti si tardivement dans la campagne, ne fera pas de grandes vagues.

Les conservateurs ont été fidèles à eux-mêmes en ciblant leur électorat. Une stratégie sans audace qui risque de ne pas être suffisante cette fois.

Ma prédiction: un gouvernement minoritaire libéral et, j’espère, une balance du pouvoir au Bloc pour défendre le Québec.

 

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