/opinion/columnists
Navigation

Une élection de transition

Coup d'oeil sur cet article

Trois leaders nationaux qui s’expriment bien, bilingues et assez différents l’un de l’autre pour offrir aux électeurs un choix réel entre des options distinctes. Deux d’un bord, un de l’autre. Stephen Harper a fait une campagne... conservatrice, se concentrant sur les clientèles qui lui sont acquises dans les circonscriptions qui lui sont favorables. Les deux autres, Trudeau et Mulcair, courtisaient la majorité restante – ceux qui souhaitent du changement. Duceppe, lui, a parlé à sa base traditionnelle – ceux qui voient le Canada comme un pays étranger et hostile.

Trois leaders nationaux qui s’expriment bien, bilingues et assez différents l’un de l’autre pour offrir aux électeurs un choix réel entre des options distinctes. Deux d’un bord, un de l’autre. Stephen Harper a fait une campagne... conservatrice, se concentrant sur les clientèles qui lui sont acquises dans les circonscriptions qui lui sont favorables. Les deux autres, Trudeau et Mulcair, courtisaient la majorité restante – ceux qui souhaitent du changement. Duceppe, lui, a parlé à sa base traditionnelle – ceux qui voient le Canada comme un pays étranger et hostile.

Le résultat final sera sans doute une question de fractions entre les libéraux et les conservateurs.

Les débats ont eu leur importance, mais la campagne a été façonnée par deux mouvements stratégiques majeurs. Trudeau a affirmé qu’un gouvernement libéral accumulerait des déficits pour relancer l’économie. Du coup, il doublait le NPD sur sa gauche, déstabilisant Mulcair qui ne s’en est pas remis.

Le niqab

Ensuite, le niqab. Le Canada n’est pas le monolithe multiculturaliste que les nationalistes québécois aiment décrire. Il y a des Hérouxville là aussi, des gens qui détestaient le bilinguisme et les francophones dans les années 1970 et qui sont aujourd’hui inquiets – et hostiles – face à l’immigration plus récente. Pas des gens à la mode, mais ils votent eux aussi.

Cela a permis à Harper d’affirmer que «les valeurs conservatrices et les valeurs québécoises» se ressemblent. Encore là, c’est Mulcair qui a écopé, vu sa forte députation en régions au Québec.

Fragmentation

Cette fois-ci, le vote des Québécois semble éparpillé entre quatre partis. Alors, le résultat final sera sans doute une question de fractions entre les libéraux et les conservateurs. Et peut-être un pays en train de se diviser selon des lignes de fragmentation différentes de celles des 50 dernières années...

Une élection de transition, un Canada qui change plus vite qu’on pense...

 

Brèves

Vous désirez réagir à ce texte dans nos pages Opinions?

Écrivez-nous une courte lettre de 100 à 250 mots maximum à l'adresse suivante:

Vous pouvez aussi nous écrire en toute confidentialité si vous avez de l'information supplémentaire. Merci.