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Le doyen des députés réélu pour une 10e fois

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Photo Le Journal de Montréal, Héloïse Archambault

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L’un des piliers du Bloc québécois a été réélu dans Bécancour-Nicolet-Saurel pour une dixième fois de suite.

À l’âge de 72 ans, Louis Plamondon est le plus ancien député de la Chambre des communes.

«C'est une grande victoire, même si dans mon coeur j'espérais un peu plus», a-t-il déclaré à propos de la dizaine de sièges qu'était en train de s'assurer le Bloc québécois vers 23h30. 

Pendant que les militants célébraient la réélection de M. Plamondon à Sorel-Tracy, le chef du parti Gilles Duceppe était toujours en danger dans Laurier-Sainte-Marie. 

«C'est surprenant qu'on puisse voter contre un chef si exceptionnel et intègre. Et qui a défendu le Québec avec tant de compétence et de passion», s'étonne M. Plamondon.  Le doyen des députés souhaiterait d'ailleurs que M. Duceppe reste comme chef du Bloc québécois même s'il n'est pas élu à la fin de la soirée. Et malgré sa longue expérience, M. Plamondon ne se verrait pas prendre sa place à la tête du parti.

«Ma carrière est plus en arrière qu'en avant», explique-t-il.

Louis Plamondon avait été élu pour la première fois en 1984 sous la bannière conservatrice et est un des députés qui ont fondé Bloc québécois en 1990, après l’échec de l’accord du lac Meech. Il avait été l’un des rares bloquistes résister à la vague orange en 2011, par une mince avance de moins de 1500 voix. Il fait également partie des deux députés qui n’ont pas quitté le bateau en 2014 après l’élection de Mario Beaulieu, connu pour ses déclarations controversées, comme chef du parti.

Deux députés bloquistes avaient en effet choisi de devenir indépendants. L’autre élu avait annoncé ne pas solliciter de nouveau mandat, laissant M. Plamondon comme unique député sortant à vouloir se représenter sous la bannière bloquiste. Son adversaire libéral Claude Carpentier, qui est arrivé en deuxième place, se dit quant à lui «un peu» déçu de ne pas avoir été élu, mais se console de voir son parti remporter l'élection avec une majorité. «On a fait une campagne propre. La démocratie a parlé», se satisfait M. Carpentier. 

Les autres candidats qui rivalisaient dans la circonscription de Bécancour-Nicolet-Saurel, qui chevauche le Centre-du-Québec et la Montérégie étaient Nicolas Tabah (NPD), Yves Laberge (PCC) et Corina Bastiani (Parti vert).