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Lise Thériault inquiète par la possibilité que le pot soit légalisé

Lise Thériault
Photo Agence QMI,Simon Clark Lise Thériault

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Contrairement à ses collègues Gaétan Barrette et Lucie Charlebois, la légalisation de la marijuana inquiète la vice-première ministre et ministre de la Sécurité publique, Lise Thériault.

«Tant qu’on est dans le vide, qu’on n’a pas rien qui a été déposé devant nous, il faut être inquiets, définitivement», a déclaré la ministre Thériault, avant de se rendre au conseil des ministres, mercredi matin.

La députée libérale d’Anjou–Louis-Riel ne cache pas son malaise devant l’engagement pris par les libéraux de Justin Trudeau, pendant la campagne électorale, de légaliser le cannabis.

«C’est sûr que comme parent là, je vous dirais que la légalisation de la marijuana ça peut vraiment indisposer beaucoup de personnes, moi la première», a-t-elle indiqué.

De sérieuses questions

La ministre québécoise de la Sécurité publique a toutefois noté que les libéraux ont aussi promis de consulter les provinces et les experts avant d’aller de l’avant.

«Il faut voir les paramètres que le gouvernement du fédéral va mettre sur la table. C’est pour ça que le travail en comité va être drôlement important», a dit Mme Thériault.

«Il y a des questions de sécurité publique qui sont sérieuses, qu’on doit se poser. [...] Je pense que les questions de sécurité publique doivent primer [...] si jamais le gouvernement fédéral décide d’aller dans cette voie-là.»

Du pot à la SAQ?

Bien que Justin Trudeau ait signalé, pendant la campagne électorale, que les provinces auraient un rôle à jouer dans la distribution de la marijuana, ce n’est pas demain qu’on en retrouvera sur les tablettes de la SAQ, à en croire le ministre des Finances Carlos Leitao.

«Je ne pense pas. D’ailleurs on est en train de revoir le modèle d’affaires de la SAQ, je ne pense pas que ça rentre (là-dedans)», a dit le ministre Leitao, plutôt amusé par le sujet.

«Ça ramène des souvenirs. [...] Écoutez, on a tous eu dix-huit ans, je pense», a rigolé le ministre des Finances.

Plus sérieusement, M. Leitao ne croit pas que le Colorado soit un exemple à suivre pour le Canada.

«D’ailleurs, les quelques magasins, boutiques qui font ça (vendre de la marijuana) doivent le faire en argent comptant, a-t-il relaté. Les banques n’acceptent pas leurs dépôts alors je ne dirais pas que c’est un succès énorme au Colorado.»