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Prendre l’autobus rend moins productif

Les autobus du RTC circuleront selon l'horaire du dimanche, sans le service Couche-Tard.
Photo d'archives, Le Jounal de Québec

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Ceux qui veulent être plus productifs pendant la journée devraient éviter de voyager en autobus, révèle une étude de l’Université McGill.

Les trois auteurs de la recherche ont constaté que les gens qui vont à l’école ou au travail en vélo ont plus d’énergie et sont moins en retard que ceux qui prennent leur voiture ou l’autobus.

Se sont principalement les imprévus et la congestion qui influencent la productivité à la baisse.

«Les gens sont très sensibles au temps, aux délais et aux imprévus. Les chantiers, les accidents ou les gros camions qui bloquent le chemin causent du stress et affectent beaucoup le niveau d’énergie», indique Charis Loong, étudiante à McGill en urbanisme et qui a cosignée l’étude.

C’est en analysant les réponses d’une vaste enquête menée auprès 5 599 employés et étudiants de McGill que les chercheurs en sont venus à ces conclusions.

En contrepartie, ceux qui se déplacent en vélo ou à pied ont moins d’imprévus à gérer et peuvent mieux contrôler leurs temps de déplacements, en plus de faire de l’exercice.

Métro mieux que l’autobus

Charis Loong  fait remarquer que ceux qui empruntent le métro ont tendance à être plus performant au travail que ceux qui voyagent en autobus, un résultat qui la surprend.

«Les autobus affectent négativement la productivité. Ne pas savoir en temps réel quand ils arrivent ou si ils vont être ralentis cause du stress, tout comme le temps d’attente à l’arrêt», analyse la chercheure.

Ceux qui prennent le métro ont de leur côté l’avantage de bénéficier d’un écran qui indique dans combien de temps le train arrivera. Ils sont également prévenus quand il y a un ralentissement ou une interruption de service.

«On sait combien de temps ça va prendre pour se déplacer, ça affecte l’état d’esprit», indique Mme Loong.

Du côté de la Société de transport de Montréal (STM), on planche actuellement sur une technologie qui permettra de prendre connaissance en temps réel des perturbations dans le réseau et de l’heure précise du passage du bus.

Amélie Régis, porte-parole de la STM, indique que le déploiement progressif de ce service est toujours prévu au cours de l’année 2016.

 Impact négatif

La congestion et les chantiers peuvent avoir un impact bien réel sur les employés et les entreprises, souligne de son côté l’Ordre des conseillers en ressources humaines, enquête à l’appui.

«Le temps passé dans le trafic cause plus de stress, d’irritabilité et de fatigue», indique Alexandre Dumouchel, porte-parole de l’Ordre.

Les entreprises peuvent vivre des retards, de l’absentéisme et le climat de travail peut être détérioré par des employés plus irritables.

L’Ordre estime que ces éléments ont un impact financier d’environ trois milliards de dollars par année à Montréal.

 


 

Mode de transport du plus productif au moins productif

 

Vélo

Marche

Métro

Voiture

Autobus

 

 

*Source : The road to productivity: An analysis of commuters’ punctuality and energy levels at work or school



 

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