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Les parents défendent l'ancienne actrice porno qui travaille maintenant au Collège Jésus-Marie

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Alors que la direction du collège Jésus-Marie de Sillery poursuit son enquête pour statuer sur l’avenir d’une employée qui aurait un passé d’actrice porno, plusieurs se portent à la défense de la jeune femme.

Le directeur Paul-André Boily a indiqué jeudi matin, en entrevue au FM 93, que le collège a appris mercredi matin que l’employée en question, qui travaille quotidiennement avec des enfants, figurerait dans une dizaine de films pornographiques sur le Web.

Comme l’a révélé TVA Nouvelles, une enquête interne a aussitôt été ouverte et la direction a suspendu sans solde la jeune femme. La suspension, assure le directeur, n’est pas une mesure disciplinaire.

«On est en train de dire : un de nos employés est au cœur d’une tempête médiatique. Elle comme nous avons besoin d’un peu de temps pour prendre du recul et pour réfléchir à tout ça. On a permis à cette personne-là d’être un peu à l’abri», a soutenu le directeur en ondes, précisant que le conseil d’administration, qui s’est réuni en soirée mercredi, a décidé de poursuivre l’enquête avant de prendre une quelconque décision.

«La porno en tant que telle, c’est clair que ce n’est pas dans le sens des valeurs du collège et notre mission éducative, a commenté M. Boily. Cela dit, on va se donner le temps de réfléchir pour prendre la meilleure décision possible. [...] Le pardon est une de nos valeurs et ça va assurément faire partie de notre réflexion.»

L’opinion des parents sera aussi considérée, confirme l’homme. Se disant lui-même inondé d’appels et de courriels de parents sur la question, plusieurs d’entre eux ont aussi multiplié les appels dans les radios, jeudi matin, pour prendre la défense de la jeune femme.

Les parents d’élèves rencontrés par Le Journal tout juste avant l’entrée des classes au collège, jeudi matin, ont aussi majoritairement exprimé que l’employée ne méritait pas de vivre une telle controverse.

«Est-ce que vous trouvez que ça va trop loin?» a demandé Le Journal à un père de famille. «Oui. En plus, c’est une fille qui est quand même correcte», a répondu l’homme, qui dit connaître «un peu» l’employée.

«Je pense juste que la femme aurait peut-être dû annoncer son métier et le collège l’aurait embauchée en fonction des informations qu’il avait», a pour sa part soulevé un autre parent.

L’auteure de ces lignes a rapidement été interpelée par un agent de sécurité pour se faire demander de quitter le terrain de l’établissement scolaire.

Il n’a pas non plus été possible d’entrer à l’intérieur du collège, même escorté, pour solliciter une entrevue avec la direction.

Jointe au téléphone, une employée à la réception nous a indiqué qu’il ne serait pas possible d’obtenir une entrevue téléphonique, mentionnant qu’un communiqué serait publié par la direction en journée.