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Des milliers de travailleurs en grève

Les travailleurs du secteur de la santé et de l’éducation augmentent la pression d’un cran

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photo d’archives Les employés du secteur public dénoncent «l’intransigeance du gouvernement».

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Écoles fermées et manifestations devant les hôpitaux et les bureaux gouvernementaux: le début de semaine sera plutôt mouvementé au Saguenay-Lac-Saint-Jean en raison des perturbations du secteur public.

«L’intransigeance du gouvernement nous pousse à devoir augmenter les moyens de pression. Notre intention n’est pas de nuire à la population, mais bien d’améliorer nos conditions de travail et de garantir l’accessibilité à des services publics», affirme Francine Lévesque, vice-présidente de la CSN.

Dans le secteur de l’éducation, le personnel enseignant, le personnel de soutien et le personnel professionnel participeront à cette journée de débrayage, prévue aujourd’hui.

Les écoles et les cégeps seront fermés de même que les services de garde. Les parents doivent donc passer au plan B et prendre une journée de congé ou faire garder les enfants.

Pour de plus amples informations, le public peut visiter les pages Facebook des différentes commissions scolaires.

Sauf l’urgence et les soins intensifs

Dans le secteur de la santé, le personnel des hôpitaux et des centres jeunesse devra assurer 90 % des services cette journée-là. Puisque la santé est un service essentiel, la journée de grève exclut l’urgence et les soins intensifs.

Les employés du secteur public se font entendre depuis plusieurs semaines, mais ils ont décidé d’augmenter la pression d’un cran puisqu’ils considèrent que les offres du gouvernement font reculer leurs conditions de travail.

«Cela fera bientôt un an que nous négocions avec le gouvernement, rappelle le président de la FTQ, Daniel Boyer. Et tant que le gouvernement demeure sur sa position de gel salarial, il nous est impossible d’entrevoir une contre-proposition.»

Si les négociations n’avancent pas, deux autres journées consécutives de grève sont prévues les 9 et 10 novembre.

Plus de 30 M$ en coupes

Selon l’Institut de recherche et d’informations socio-économiques (IRIS), les compressions dénoncées par les différents groupes de la région représentent plus de 30 M$ depuis avril 2014.

Sur un site web mis en ligne il y a quelques mois pour comptabiliser les mesures d’austérité à la grandeur de la province, l’organisme indique que le secteur de l’éducation est parmi les plus touchés.

Au total, ce sont 7,8 M$ qui ont été amputés des budgets de l’université et des cégeps régionaux. Les commissions scolaires se partagent quant à elles 4,4 M$ de compressions de toutes sortes.


D’après l’IRIS, un montant d’environ 121 $ a été coupé par habitant dans la région depuis que Philippe Couillard est en poste.