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Angèle Dubeau encore remuée par Blanc

Elle travaille sur un projet de collaboration avec Jonny Greenwood, guitariste de Radiohead

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Photo courtoisie Angèle Dubeau et l’ensemble La Pieta présenteront, jeudi, pour la première fois à Québec, le spectacle Blanc où elle raconte en musique, les émotions vécues durant son combat contre le cancer.

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Angèle Dubeau est une femme occupée. Son agenda est bien rempli avec des concerts, la préparation d’un 40e album et un éventuel projet de collaboration Jonny Greenwood, guitariste de Radiohead.

La violoniste préfère, pour le moment, ne pas trop divulguer de détails entourant ce projet. Radiohead vient de terminer l’enregistrement d’un nouvel album et se retrouvera sur la route en 2016.

«C’est quelqu’un, lui aussi, de très occupé. Je suis entrée en communication avec lui. Il y a 40 minutes de musique d’écrit, mais il m’en manque», a-t-elle indiqué, sans aller plus loin.

Angèle Dubeau a déjà interprété sur scène des extraits de la trame sonore de There Will Be Blood, écrite par Jonny Greenwood.

Angèle Dubeau présentera, jeudi, au Palais Montcalm, son spectacle Blanc, avec l’ensemble La Pieta.

Un concert qu’elle promène sur la route depuis un peu plus d’un an et qui n’a pas encore été présenté dans la Vieille Capitale.

Blanc raconte, en mots et en musique, le combat qu’elle a livré contre le cancer.

«Ça va de l’annonce, au choc ressenti, jusqu’à la fin où je regarde vers le futur. C’est mon histoire, mais c’est aussi, malheureusement, celle de trop de gens. J’invite les gens à suivre le parcours émotionnel que j’ai vécu dans cette épreuve à travers des œuvres que j’ai choisies. C’est quelque chose, même si je l’ai joué souvent, qui vient me chercher et qui me chamboule encore», a-t-elle laissé tomber, lors d’un entretien, dans un restaurant du Vieux-Québec.

Espoir et lumière

Angèle Dubeau et La Pieta interprèteront des pièces de Blanc, beaucoup de musique de l’album Portrait, consacré au compositeur Ludovic Einaudi et quelques surprises.

La violoniste a découvert l’univers de Einaudi en effectuant des recherches pour trouver des œuvres évoquant le tsunami d’émotions qu’elle vivait avec la maladie.

«Sa musique est pleine d’espoir et de lumière. C’est beau, pur et c’est sans artifices. J’aime cette musique et elle me fait encore du bien aujourd’hui», a-t-elle expliqué.

La musicienne avoue ne pas être à court d’idées en prévision de son 40e album.

«Il y en a même trop et c’est un beau problème. C’est le 40e et il faut, je crois, qu’il soit évocateur de quelque chose. Je suis à la recherche d’un fil conducteur», a-t-elle précisé.

Angèle Dubeau sourit lorsqu’on lui fait remarquer qu’il n’y a pas beaucoup d’artistes qui ont 39 albums à leur actif.

«C’est un chiffre qui m’impressionne moi-même», a-t-elle ajouté en riant.