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Pris en otage par les grévistes

Le bureau des passeports de Laval a été interdit d’accès à cause de manifestants provinciaux

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La grève dans la fonction publique provinciale a même eu un impact sur les services offerts par le gouvernement fédéral. Des gens qui se rendaient au bureau des passeports de Laval, un service fédéral, ont été pris en otage par des grévistes de l’État québécois, mardi.

Alors que les enseignants ont parti le bal lundi des journées de grève rotatives du Front commun, les fonctionnaires et ouvriers de la fonction publique du Québec et de l’Agence du revenu du Québec ont pris le relais mardi pour cette deuxième journée de perturbations.

Bien que le bras de fer concerne le gouvernement du Québec et ses employés, les activités habituelles du bureau lavallois de Passeport Canada ont été perturbées tout au long de la journée. Les demandeurs de passeports ont été redirigés vers d’autres points de service, soit au plus près, à Ville Saint-Laurent.

Serhiy Horokhovskyy, camionneur, devait traverser la frontière ce soir. Il avait payé un supplément pour obtenir un passeport dans un délai rapide.

«J’ai perdu mon argent. La compagnie pour laquelle je travaille aussi. Je devrai maintenant attendre à demain.»

Même bâtiment

Un manifestant, agent de recouvrement pour Revenu Québec, n’a pas semblé s’émouvoir du désarroi de citoyens espérant avoir accès au bureau des passeports. «C’est bien dommage, mais c’est le même bâtiment que Revenu Québec, et nous sommes en grève. Si la porte est barrée, par solidarité, les gens sont supposés de suivre», a lancé M. Hyacinthe, qui n’a pas donné son prénom.

«Notre mot d’ordre était de bloquer la Place Laval au complet pour que notre monde se fasse entendre, note Jean-François Sylvestre, président régional du Syndicat de la fonction publique du Québec, région Montréal – Laval. Avec la police, on laisse entrer les gens dans la bâtisse qui travaillent dans le secteur privé.»

Appuis et dissidents

Tôt en matinée, une centaine de cadres et professionnels ont été refoulés par les manifestants. Seuls des patients de la clinique médicale et des étudiants du Collège CDI ont eu un laissez-passer des grévistes.

En après-midi, une centaine de professionnels d’un autre syndicat se montraient solidaires, applaudissant les slogans de leurs collègues manifestants.

Cependant, toutes les 30 minutes, des employés du secteur privé et des briseurs de grève entraient grâce à un cortège policier sous les huées des piqueteurs.

Dans le cas où l’impasse persiste à la table de négociation, les fonctionnaires exerceront d’autres moyens de pression, les 12 et 13 novembre.

 

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