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Faillites personnelles en hausse

Les pertes d’emplois et l’absence de « gros » projets découragent les travailleurs

Les pertes d’emplois ont eu des conséquences désastreuses pour plusieurs travailleurs de la région.
Photo d’archives Les pertes d’emplois ont eu des conséquences désastreuses pour plusieurs travailleurs de la région.

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Les pertes d’emplois du secteur manufacturier et de l’industrie forestière, et le lock-out chez les concessionnaires automobiles continuent de fragiliser l’économie.

Pour les sept premiers mois de l’année, le nombre de faillites personnelles dans la région a augmenté de 15,6 % par rapport à 2014.

«Au Saguenay-Lac-Saint-Jean, le taux d’augmentation des faillites de personnes fut le double de la moyenne québécoise», confirme Éric Morin du bureau de syndic Raymond Chabot Grant Thornton à Saguenay.

Il pointe du doigt le retard dans la mise en chantier de projets, générateurs d’emplois d’importance, pour expliquer en partie cette statistique peu enviable.

«Depuis le début de l’année, on voit davantage de travailleurs qui attendent en vain qu’on communique avec eux pour aller travailler. Il n’y a pas de gros chantiers», précise-t-il.

Effectivement, la plupart des projets générateurs d’emplois sont en attente dans la région: Arianne Phosphate, Métaux BlackRock, le Plan Nord, etc.

Éric Morin confirme que le nombre de faillites personnelles a augmenté de 15,6 % dans la région.
Photo d’Archives
Éric Morin confirme que le nombre de faillites personnelles a augmenté de 15,6 % dans la région.

Crédit facile

La facilité d’obtenir des cartes de crédit, à des taux faramineux, vient à bout des consommateurs qui sont de plus en plus nombreux à consulter un syndic.

«Très souvent leur situation s’est aggravée avec les cartes et des marges de crédits qui coûtent très cher», explique le syndic.

«On voit également de plus en plus de gens qui utilisent les marges de crédit hypothécaire. Souvent, ils hypothèquent leur maison au maximum».

Les lockoutés

En lock-out depuis le 21 février 2013, les 450 employés de garage risquent d’avoir de grosses dettes.

Éric Morin est d’avis que l’après-conflit sera très difficile pour plusieurs lockoutés de l’automobile.

«Uniquement envers le syndicat, ils devront faire face à une dette qui se situe entre 20 000 $ et 30 000 $», affirme le syndic.

Éric Morin pense toutefois qu’il faudra attendre quelques mois avant de voir les véritables conséquences financières de ce conflit automobile.

«Pour le moment, on ne voit pas beaucoup de lockoutés qui se présentent dans nos bureaux. Je pense toutefois qu’à moyen terme, certains n’auront d’autre choix que de faire faillite», envisage-t-il.

 

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