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Steve Barakatt au Kremlin

Le pianiste de Québec se produira dans ce lieu mythique de l’ancienne URSS

Steve Barakatt se produira au mythique Palais du Kremlin, à Moscou, le 7 décembre, dans un spectacle diffusé par la télé nationale.
Photo courtoisie Steve Barakatt se produira au mythique Palais du Kremlin, à Moscou, le 7 décembre, dans un spectacle diffusé par la télé nationale.

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Steve Barakatt réalisera un rêve le 7 décembre prochain lorsqu’il se produira au Palais du Kremlin à Moscou.

Le pianiste, auteur, compositeur et interprète fera partie d’un spectacle qui sera diffusé à la télé nationale et qui pourra être vu par des millions de téléspectateurs.

«Le Kremlin, durant ma jeunesse, était quelque chose d’inaccessible » - Steve Barakatt

«C’est la réalisation d’un rêve. Le Kremlin était quelque chose, durant ma jeunesse, qui était inaccessible dans le contexte de la Guerre froide. La Russie était, pour moi, à cette époque, un grand mystère et cette invitation signifie que tout est possible. C’est un signe de réunion. La musique permet de lier peuples et cultures. Jamais je n’aurais pensé, un jour, donner un spectacle dans le cœur historique et culturel de la Russie. C’est quelque chose qui est très symbolique pour moi», a-t-il laissé tomber, lors d’un entretien.

La nouvelle est toute fraîche. Steve Barakatt a reçu l’invitation pour participer à ce spectacle il y a quelques jours.

«C’est une surprise totale. J’avais donné un concert à la Grande Salle du Conservatoire Tchaïkovski, l’année dernière, à Moscou. L’événement avait été un succès et cette invitation découle de ce spectacle», a-t-il fait remarquer.

Ce concert a aussi une signification particulière pour ce musicien aux origines libanaises en raison de son union avec la gymnaste Elena Grosheva, médaillée d’argent russe aux Jeux olympiques d’Atlanta en 1996, dans le Concours général par équipes.

Le musicien de 42 ans se fait toutefois avare de détails sur la raison et tout ce qui entoure ce concert au Palais du Kremlin.

«Il y a des choses que je ne peux pas dévoiler pour le moment», a-t-il mentionné.

Grosse fin d’année

Steve Barakatt a une fin d’année fort occupée avec des concerts en Ouzbékistan, en Corée du Sud et celui qui sera présenté dans la capitale de la Fédération de Russie.

«Je quitte, dimanche, pour aller passer une semaine en Ouzbékistan, en Asie centrale. Je vais donner un concert à Tashkent, le 5 novembre, où je vais interpréter des pièces de mon répertoire, et je vais aussi profiter de mon séjour pour visiter des hôpitaux et des écoles associés à des programmes de l’Unicef», organisme humanitaire dont il est, avec sa conjointe, ambassadeur.

Le musicien tournera, là-bas, un vidéo-clip pour la chanson Imagine, de John Lennon, qui a été remaniée à la sauce Barakatt pour la campagne mondiale de l’Unicef.

Il effectuera ensuite un arrêt à Montréal, le 20 novembre, pour interpréter Berceuse, l’hymne de l’Unicef, lors de la Journée de l’enfant, au Ritz-Carlton, avec des musiciens de l’Orchestre symphonique de Montréal.

Le 5 décembre, il sera à Séoul pour interpréter son œuvre symphonique Ad Vitam Aeternam.

«C’est un concert pour souligner mon 20e anniversaire d’activités en Corée. Je vais me produire au Sejong Center, qui est la plus grande salle de concert en Corée du Sud. Je vais être accompagné par 80 musiciens. Il va y avoir des projections et des effets visuels», a-t-il indiqué.

En écriture

Le musicien originaire de Charlesbourg, qui a fêté, l’an dernier, ses 30 ans de carrière, poursuit l’écriture d’une deuxième œuvre symphonique, inspirée par le livre Le Prophète du poète libanais Khalil Gibran.

Un livre qui a été traduit en 40 langues et qui parle d’amour, des enfants, du travail et de la vie.

«C’est une œuvre qui est toujours en évolution. C’est une centaine de minutes de musique et j’en ai la moitié de fait», a-t-il mentionné.