/sports/hockey
Navigation

Saguenéens de Chicoutimi: un montant «trop élevé» pour un club junior

QMI_HockeyCanada_07de10
Photo Jocelyn Malette / Agence QMI Le commissaire de la LHJMQ, Gilles Courteau.

Coup d'oeil sur cet article

Reconnaissant que la somme promise annuellement par l’ancien groupe de gestionnaires des Saguenéens à la ville de Saguenay était «peut-être trop», le commissaire de la LHJMQ, Gilles Courteau, n’a pas voulu jeter la pierre au maire Jean Tremblay d’avoir privilégié cette avenue.

Un nouveau trio de gestionnaires formé de l’ancien gardien de but Marc Denis (v-p opérations hockey) et des hommes d’affaires Jean-François Abraham (vp administratfi) et Richard Létourneau (président) a repris le contrôle de l’équipe chicoutimienne bénévolement, lundi, en raison des déboires financiers de l’ancienne administration. Celle-ci devait verser plus de 350 000 $ par année à la ville jusqu’à la fin de la saison 2018-2019, un chiffre bien supérieur aux autres soumissions lors de l’appel d’offres de juin 2012.

«Je ne veux pas dire que ce fut une erreur. C’était peut-être trop pour l’opération d’une équipe, mais pour la Ville, c’était excellent, c’était très rentable. La gestion de l’équipe, c’est une chose, la propriété c’en est une autre, a mentionné en entretien téléphonique Gilles Courteau, au courant que la situation était devenue insoutenable pour le groupe en place.

«Je suis extrêmement déçu pour le groupe d’Alain Deschênes que ça n’ait pas fonctionné.

À l’origine, ils avaient de bonnes intentions, mais force est d’admettre, comme le maire l’a admis, que les frais de gestions proposés à la Ville étaient trop élevés. Ça n’allait pas dans le contexte d’une équipe de la LHJMQ. La Ville a pris la décision la plus appropriée dans les circonstances.»

La «crédibilité» de Marc Denis

Le grand patron du circuit junior québécois se réjouit qu’un ancien comme Marc Denis accepte à pied levé de s’occuper de la concession avec laquelle il a évolué durant les années 1990. Pour l’heure, le nouveau groupe sera en poste jusqu’à la fin de la saison.

«C’est un bon signal. Je suis toujours content de voir des anciens de la Ligue. J’étais content de voir Pierre-Marc Bouchard parmi l’ancien groupe. Marc Denis avait aussi manifesté son intention [durant l’appel d’offres], c’est un gros plus. Yanick Jean [ent.-chef et DG] et Rénald Nepton vont pouvoir compter sur une personne ayant beaucoup de crédibilité en Marc Denis.»

M. Courteau s’assurera avec les autorités municipales que la meilleure décision soit prise à l’issue de la campagne. «J’ai eu de très bonnes conversations avec le maire dans les dernières semaines. Et il en sera de même lorsque viendra le temps de prendre une décision quelconque pour la gestion de l’équipe dans le futur.»

Avenir des Saguenéens à Chicoutimi: Courteau rassuré par le maire

Gilles Courteau n’a jamais craint que les Saguenéens quittent leurs quartiers. Ses nombreuses conversations avec le maire de l’endroit l’ont rassuré. C’est la ville qui doit maintenant assumer les coûts d’opération de la franchise.

 
Roby St-Gelais, Le Journal de Québec

«Ce que je retiens, à la lumière de mes rencontres avec le maire Tremblay, c’est sa volonté de garder les Saguenéens à Chicoutimi. C’est un message clair du premier magistrat et pour nous, c’est très intéressant. Jamais il n’a laissé planer un doute», a souligné le commissaire de la LHJMQ.

Même en pleine tourmente financière, Alain Deschênes n’a jamais lésiné sur les besoins des joueurs, un élément essentiel pour Gilles Courteau. «Il a toujours respecté les obligations envers la Ligue, l’équipe et l’encadrement des joueurs. C’est tout en son honneur. Les joueurs n’ont jamais rien manqué sous sa gouverne. Au contraire. Même dans les moments difficiles, le bien-être des joueurs n’a été mis de côté.»

En dépit des maigres foules qu’ils attirent depuis deux ans – une moyenne de 1 835 spectateurs à leurs 10 premiers matchs locaux cette saison -, les Saguenéens jouissent d’une réputation certaine à travers le circuit en raison de leur histoire et la grosseur de leur marché.

«C’est une organisation qui a un très beau passé dans la Ligue. Ils ont eu des périodes où ils étaient au sommet du cycle du hockey junior. Ils sont allés trois fois à la Coupe Memorial, on ne peut pas passer à côté de cela. C’est une très bonne ville de hockey», a assuré M. Courteau, confiant que les foules augmenteront.