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Appel à la bombe: un possible «acte terroriste» qui vise les enseignants

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Compte Facebook Stéphane Gendron

La série d’appels à la bombe qui a paralysé des dizaines établissements scolaires pourrait être un «acte terroriste» selon le gouvernement Couillard.

«Le fait d’émettre ce communiqué et d’alerter la population sur une échelle aussi large, ça pourrait certainement constituer un acte terroriste, même s’il n’y a pas de colis», a lancé le ministre de la Sécurité publique Pierre Moreau lors d’une mêlée de presse mardi.

Ce «document» est en fait un «manifeste de revendication en opposition avec les enseignants et ce qui est enseigné dans les écoles», a-t-il précisé. Il s’agit d’un seul courriel qui a été transféré à la Sûreté du Québec vers une heure du matin dans la nuit de mardi. Il a été reçu par 61 établissements scolaires québécois et menace de poser des bombes dans des écoles, des cégeps et des autobus. Cette opération aurait une durée de «quatre jours de mort».

Dans son manifeste, le collectif «Sceptre rouge» dit être «FURIEUX avec les syndicats des professeurs et les horreurs qu'ils infligent sur les enfants innocents (sic)». «Terminez votre grève ou nous allons le faire pour vous. Si il n'y a pas d'annonce de termination jeudi matin, nous commencerons nos attaques directement sur les syndicats et nous intensifierons ceux sur les écoles (sic)», ajoute le groupe, inconnu des policiers, dans sa lettre.

Québec prend la situation au sérieux. Au matin, la SQ a mis en place un poste de commandement constitué de l’escouade tactique et des enquêtes criminelles et a informé le SPVM et la GRC. En fin de journée, Québec ne savait toujours pas si les 61 écoles primaires, secondaires et Cégeps touchés seraient ouverts au public mercredi.

«Lâche et criminel», dit Couillard

Le premier ministre a pour sa part dénoncé un geste «inacceptable, condamnable, criminel, lâche. Le Code criminel prévoit des sanctions pour ça», a-t-il accusé.

Cette «situation déplorable» a causé beaucoup d’inquiétude pour tous les parents, a-t-il dit. «Les personnes responsables de cet acte-là, quelle que soit sa nature, doivent savoir qu’elles seront poursuivies. L’enquête sera rigoureuse», a tonné Philippe Couillard.

De son côté, le président de la Fédération autonome de l'enseignement Sylvain Malette déplore lui aussi ce geste que menace «les enfants et le personnel scolaire». «On est en période de négociation. Ça peut exciter des esprits faibles», a-t-il lancé au Journal.

En bref

  • La SQ a reçu vers 1h du matin durant la nuit de mardi des informations selon lesquelles un courriel circulait pour aviser d’une alerte à la bombe dans les écoles du Québec et de l’Ontario.
  • Au matin, la Sûreté du Québec a appris que des dizaines d’écoles avait reçu cette menace et a établi un poste de commandement.
  • 61 établissements primaires, secondaires et cégeps sont visés. Aucune université n’est dans la mire.
  • Au moment d’écrire ces lignes, une vingtaine d’école ont été inspectés sans qu’aucun colis suspect ne soit retrouvé.

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