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Des écoles de différentes régions du Québec évacuées en raison d'alertes à la bombe

La majorité des fouilles policières se sont avérées négatives, tandis que certaines ne sont pas terminées

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Compte Facebook Stéphane Gendron

Plus de 70 écoles de différentes régions du Québec ont été la cible d’un courriel de menace d’alerte à la bombe mardi matin provenant d’un présumé «collectif contre les syndicats des professeurs» nommé «Sceptre Rouge». Des évacuations ont été nécessaires dans tous ces établissements pour permettre aux policiers de mener des fouilles.

Des écoles primaires et secondaires ainsi que des cégeps de la région de Sept-Îles, de la Mauricie, du Centre-du-Québec, de l’Abitibi-Témiscamingue, de l’Outaouais, de l'Estrie et de Montréal ont dû être fouillées voire même fermées pour la journée après avoir été la cible des menaces. Dans la grande région de Québec, un seul établissement a été visé, soit le Cégep de Lévis-Lauzon, qui a été évacué puis fermé en fin d’avant-midi.

La Sûreté du Québec (SQ) a indiqué en fin d’après-midi qu'au moins 64 établissements avaient été visés.

Parmi les 61 écoles fouillées, les recherches se sont avérées négatives dans 53 d’entre elles, tandis que les fouilles se poursuivaient toujours dans huit établissements.

Par ailleurs, sept écoles ont aussi été visées sur le territoire du Service de police de la ville de Montréal (SPVM), mais aucune d'entre elles n'a été évacuée.

Un courriel identique partout

Toutes les écoles visées auraient reçu un courriel identique.

Le signataire de la lettre se présente comme un «collectif qui est FURIEUX avec les syndicats des professeurs et les horreurs qu'ils infligent sur les enfants innocents», et somme les syndicats de mettre un terme aux grèves d’ici jeudi sous peine de représailles (voir lettre complète à la fin de ce texte).

Le ou les auteurs de la missive écrivent que quatre bombes ont été «plantées dans plusieurs cégeps, écoles secondaires et écoles primaires répartis à travers le Québec et l’Ontario». On y ajoute que «deux bombes» ont aussi été placées «dans des autobus scolaires et/ou de la ville utilisés par ces étudiants».

Menaces non-fondées?

«Nonobstant le fait que ces alertes semblent s’avérer non fondées, elles sont prises au sérieux par les policiers et elles font l’objet d’enquêtes qui sont sous la coordination de la Sûreté du Québec», a écrit la SQ mardi en fin de journée.

Elle invite toute personne ayant de l’information sur les événements à communiquer avec sa Centrale d’information criminelle au 1-800-659-4264.

Par ailleurs, elle mentionne qu’en ce qui a trait à la réouverture mercredi des écoles fermées, c’est le ministère de la Sécurité publique, de concert avec le ministère de l’Éducation, qui prendra la décision.

Opérations policières dans plusieurs régions

La Sûreté du Québec (SQ), qui a coordonné mardi les interventions policières, travaillait conjointement avec les différents corps de polices municipaux, notamment avec le Service de police de la ville de Québec (SPVQ) et le Service de police de la ville de Lévis (SPVL).

«Tous les événements sont sous enquête. Pour ne pas nuire à celles-ci, on ne peut pas préciser si les événements sont liés les uns aux autres, indiquait en avant-midi la porte-parole de la SQ, Geneviève Bruneau. On fait le travail nécessaire pour protéger la population et assurer la sécurité des élèves et du personnel», a poursuivi la porte-parole.

La commission scolaire du Fer, sur la Côte-Nord, dans la région de Sept-Îles, a choisi de faire évacuer toutes ses écoles tôt mardi matin.

«On a reçu une menace pour l’école primaire du Boisé à Sept-Îles et nous n’avons pas pris de chance et choisi d’évacuer toutes les autres écoles, a expliqué au Journal le président de la commission scolaire, Rodrigue Vigneault. On ne sait pas encore d’où ça provient, ni s’il s’agit d’un canular», a-t-il ajouté.

Le cégep de Sept-Îles a aussi été évacué, de même que le pavillon universitaire de l’établissement et plusieurs autres écoles primaires du secteur.

Policiers et pompiers s’affairaient à inspecter les établissements. Les jeunes ont été redirigés vers les différents points de rassemblement prévus en cas d’urgence.

Vers 10h, certaines écoles de Sept-Îles et Port-Cartier ont commencé à réintégrer les jeunes, tout comme ailleurs en province.

Dans le Bas-Saint-Laurent, quatre écoles de la Commission scolaires Kamouraska-Rivière-du-Loup sur 35 ont reçu le courriel de menaces.

Suite à des discussions tôt mardi matin avec d'autres Commissions scolaire et la Sûreté du Québec, il n'a pas été décidé de fermer les quatre écoles, mais de porter une attention supplémentaire pour les prochains jours. Aucun courriel n'a été reçu pour la Commission scolaire Côte-du-Sud et du-Fleuve-et-des-Lacs. 

Même scénario en Outaouais

Dans la région de Gatineau en Outaouais, la commission scolaire Western Québec a également annoncé en matinée qu’elle fermait les portes de près d’une quinzaine d’écoles pour des raisons de sécurité.

Selon Radio-Canada, la police de la MRC des Collines-de-l’Outaouais aurait démarré une enquête à la suite de la réception d’un courriel indiquant la présence d’une bombe près d’une école de la commission scolaire.

Alerte à la bombe dans plusieurs écoles du Québec.Dans la région, un périmètre de sécurité a été érigé autour de l'é...

Publié par TVA Nouvelles Abitibi-Témiscamingue sur 3 novembre 2015

Des écoles en Abitibi-Témiscamingue seraient aussi touchées par ces alertes à la bombe, ainsi que dans la région de Shawinigan.

Le cégep de Trois-Rivières est aussi touché par ces alertes, tout comme le cégep de Drummondville.

Rappelons que différents appels à la bombe sont survenus la semaine dernière dans différents établissements scolaires de Gatineau et d’Ottawa.

Au moins 19 cégeps visés

La Fédération des cégeps confirme qu’au moins 19 de ses 48 établissements ont reçu le courriel de menace.

Quatre de ceux-ci ont dû être évacués, soient le Cégep de Drummondville, le Cégep régional de Lanaudière à L’Assomption, le cégep de Saint-Hyacinthe et celui de Sept-Îles.

Importante présence policière au Cégep de Drummondville en ce mardi matin. L'établissement est fermé en raison de menaces.
Photo Anne Préfontaine TVA
Importante présence policière au Cégep de Drummondville en ce mardi matin. L'établissement est fermé en raison de menaces.

«Le courriel n’est pas rentré partout par la même porte, a relaté au Journal la responsable des communications Judith Laurier. Certains ont été reçus dans la boîte courriel de la direction générale, d’autres dans celle d’enseignants et d’autres dans la boîte courriel générale du cégep», a-t-elle indiqué.

- Avec la collaboration d'Emy-Jane Déry, de Stéphanie Gendron et de Sarah Boucher