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Lisez et écoutez TOUTES les réactions des animateurs de Québec sur le rapport Payette

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Au lendemain du dévoilement des grandes lignes du rapport Payette qui rapporte "un régime de peur" dans les radios de Québec, les animateurs montrés du doigt n'ont pas été tendres envers la chercheuse. Plusieurs ont profité de leur tribune pour dénoncer les conclusions du rapport et souligner le peu de crédibilité qu'ils accordaient à ce dernier. Voici, en quelques citations, les commentaires entendus sur les ondes de Québec mercredi.

Dominic Maurais, CHOI Radio X
Photo d'archives, Le Journal de Québec

«C’est un torchon!»

«C’est un rapport dont on pouvait prévoir la conclusion d’avance, écrit par un département qui a déjà appelé à notre fermeture.»

«C’est un détournement de fonds au plan financier et au plan de l’éthique politique, c’est du vol. [...] Je suis scandalisé de ça. Au-delà même d’être nommé dans le rapport, ça, je m’en balance comme de l’an 40. Mais, fondamentalement, c’est une réaction de contribuable que j’ai.»

«Et ce qui est dangereux, c’est comment ces gens-là réfléchissent, le raisonnement de cette femme-là. “Il faut un contrôle médiatique au Québec, contrôler les radios...” C’est dangereux en maudit, ça. Ça s’appelle du totalitarisme, qui débouche sur du communisme.»

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Jeff Fillion (Énergie), commentaires sur Radio Pirate
Photo d'archives, Le Journal de Québec

«Je vais vous le dire, c’est rendu de la maladie mentale. C’est du monde qu’il va falloir penser commencer à soigner.»

«Payette, elle est frustrée pour plusieurs raisons. Le parti politique qu’elle aimait et que sa mère a aimé est un parti politique mourant. La cause qui les unit est une cause mourante. Elle s’en va se présenter dans une élection provinciale, où elle aurait pensé faire la belle vie, mais, finalement, elle s’est plantée. [...] Elle est frustrée contre Le Journal de Québec, contre TVA, contre la radio qui dit pas ce qu’elle aimerait entendre. C’est triste.»

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Sylvain Bouchard, FM 93
Photo d'archives, Le Journal de Québec

«Tu prends une péquiste “fru”, loser, mauvaise perdante, full ”fru”, elle s’en va analyser des animateurs de radio qui, sans aucune cachette, clairement, ne sont pas péquistes... Y a-tu du monde hier qui ont [sic] été surpris en voyant le rapport? Le scandale, c’est le montant! On a payé 16 000 piastres pour savoir ce que Dominique Payette full “fru” PQ pense de Sylvain Bouchard et d’autres.»

«Expliquez-moi ça, comment on agresse des humains? [...] Je vais plaider coupable à de quoi: nous agressons des idées, oui, on se bat contre des idées, mais parce qu’on n’est pas gauchiste, socialiste, indépendantiste, Mme Payette, ce qu’elle fait, c’est une stratégie connue, c’est le bouclier humain. Non, Mme Payette, on n’agresse pas du monde. J’ai parlé contre Mme Marois régulièrement, contre ses idées. Le reste, sa personne, je m’en sacre. Y a aucune agression.»

«Ça donne le rapport qu’on a ce matin, dont la plus grande qualité est d’être biodégradable et recyclable, j’espère le plus vite possible.»

«Mme Payette n’a invité que Le Devoir, Radio-Canada et Le Soleil [pour présenter son rapport]. Pourquoi? Elle, qui pense qu’on est biaisés, est-ce qu’elle prétend que ces trois-là sont neutres? C’est-tu parce que ces trois-là sont neutres qu’elle les a invités ou parce que ces trois-là pensent souvent comme elle?»

«C’est ça, le pays que le PQ veut bâtir? Où la liberté d’expression est à sens unique, où il y a une police de la pensée? C’est épeurant. [...] Oubliez pas quelque chose: les radios dont elle parle sont écoutées par entre 60 à 70 % des gens à Québec. Quand elle vient dire que c’est du harcèlement, de l’intimidation, le régime de peur dans les radios, c’est comme si elle disait que 70 % des gens à Québec cautionnent ça. Donc, elle vous traite, vous, les auditeurs, de gens qui sont pas très, très brillants. Vous savez ben que c’est de la paranoïa, mais, elle, elle y croit.»

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André Arthur, CHOI Radio X
Photo d'archives, Le Journal de Québec

«Encore une fois, la famille Payette nous fait honte.»

«La fille, Dominique, nous pond un pamphlet tout à fait justifiable pour une péquiste battue, tout à fait justifiable pour une féministe frustrée, tout à fait justifiable comme quelque chose qu’on envoie dans la gueule du monde pour les faire réagir, mais présenté avec la complicité de l’université de broche à foin Laval comme étant le travail de recherche d’une professeure, et ça, c’est le point le plus grave de toute l’histoire du rapport Payette.»

«Venez pas me dire que c’est un complot du PQ, c’est juste la gang de Radio-Canada qui attaque parce qu’ils se sentent menacés parce qu’on est différents. Et quand on est différents, on est menaçants.»

«L’Université Laval tolère qu’un professeur présente comme une recherche sérieuse un brûlot, un pamphlet radio-canadien destiné à nuire aux concurrents de Radio-Canada. On se rend pas compte qu’on est dans le conflit d’intérêts mur à mur là-dedans?»

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Nathalie Normandeau, FM 93
Photo d'archives, Le Journal de Québec

«C’est un rapport qui est extrêmement décevant, une méthodologie qui est contestable. [...] Le ton du rapport, c’est un ton qui est alarmant, il n’y a rien de positif pour les radios parlées de Québec, alors qu’on a des centaines de milliers d’auditeurs qui nous écoutent tous les jours.»

«Je me disais: c’est tellement facile de faire porter le blâme sur les radios de Québec de la part de Pauline Marois et du Parti québécois. C’est symptomatique de leur incapacité, de celle de Mme Marois, d’admettre que les responsables de leur défaite en 2014, c’est eux.»

«En évitant de se dissocier de ce rapport et en faisant siennes les conclusions du rapport, Mme Marois est en train de nous dire finalement que la liberté d’expression et d’opinion n’est pas si importante que ça. Ce qu’elle vous dit, les auditeurs, c’est que, finalement, votre opinion, elle compte pas tellement. Je trouve que c’est indigne de la fonction qu’elle a occupée.»

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Éric Duhaime, FM 93
Photo d'archives, Le Journal de Québec

«Au lieu de prendre leur blâme, d’assumer leurs responsabilités, de se regarder dans le miroir, ils choisissent de cracher sur les radios de Québec. C’est leur droit. [...] Mais, moi, ce qui m’écœure le plus, c’est qu’ils utilisent notre argent pour faire ça. Pis, ça, c’est toujours le travers d’une certaine gauche qui m’horripile. [...] Ils ne peuvent pas, eux, faire des rapports avec leur argent, il faut qu’ils aillent piger dans le portefeuille du contribuable pour faire un rapport.»

«Y pensent que nos auditeurs, ils écoutent la radio et qu’ils n’ont aucun jugement, ils radotent, répètent, pis ils pensent tout ce qu’on va dire à la radio. Elle a jamais pensé que, des fois, les médias sont le reflet de la société dans laquelle ils sont diffusés? Ça se peut-tu que, oui, la radio de Québec est [sic] peut-être un petit peu plus à droite que d’autres radios de Montréal? Parce que les gens de Québec sont un petit peu plus à droite?»

«De voir du monde qui aujourd’hui font passer leur idéologie et qui pensent que c’est supérieur à la démocratie et à la liberté d’expression, ça me fait honte . Aujourd’hui, ce que Dominique Payette et Pauline Marois nous disent c’est: je ne suis pas Charlie. [...] Aujourd’hui, on voit des gens qui sont anti-Charlie, pis ces gens-là, ils me font peur, parce qu’ils sont totalitaires.»

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Stéphane Gasse (anciennement à CHOI), Blvd 102.1
Photo d'archives, Le Journal de Québec

«Je trouve ça plutôt cheap de la part de Mme Payette et aussi de Mme Marois d’avoir pris ce chemin-là pour essayer de justifier une défaite qui s’explique à mon sens autrement. Ce n’est pas la faute de Québec si, dans le pourtour de Montréal, on n’a pas voté pour le Parti québécois la dernière fois. [...] C’est de la faute du PQ parce qu’ils ont pas été bons, point, barre.»

«Je vois ça comme une espèce de profond mépris des gens, comme si les gens qui votent à Québec étaient trop niaiseux pour choisir eux-mêmes et que, donc, des animateurs de radio avaient une espèce de capacité de manipulation telle qu’ils étaient capables de les manipuler jusque dans l’isoloir. C’est du mépris de la part de ces gens, de ces perdants.»

«Bernard Landry a toujours dit que le peuple ne se trompe jamais. C’est vrai en politique, je pense que c’est vrai à la radio aussi. [...] Si y a les deux tiers de l’auditoire de la radio à Québec qui choisit des émissions de contenu parlé, ça doit être à quelque part parce qu’elles font quelque chose de pas pire qui intéresse le monde.»

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Gilles Parent, FM 93
Photo d'archives, Le Journal de Québec

«Le principal problème qui me dérange, c’est quand on nous dit de l’extérieur: «Ah! vous autres, à Québec!» Ça m’énerve! C’est ce que j’appellerais des généralités et c’est le principal élément faible du rapport de Mme Payette.»

«Ce qui m’énerve, c’est qu’on met tout le monde dans le même panier. On n’est pas pareils, et la radio de Québec n’est pas uniforme comme on voudrait la dire.»

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Richard Martineau, CHOI Radio X
Photo d'archives, Le Journal de Québec

«Quand les gens de Montréal traitent les gens de Québec de mongols, c’est correct [...], quand un média de Montréal dit que Lise Ravary, c’est une dinde, aucun problème. Le problème de vulgarité, c’est à Québec que ça se passe... Du gros délire!»

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Denis Gravel, CHOI Radio X
Photo d'archives, Le Journal de Québec

«C’est le plus grand délire paranoïaque nord-américain depuis Nixon.»

«C’est [le rapport] rempli de préjugés et de suppositions qui ne sont pas appuyés par des faits. Et il y a du délire là-dedans, de la maladie mentale véritable, qui doit être psychanalysée par des professionnels. C’est pas mon problème, moi, les gens qui sont pas capables de tolérer des défaites électorales, pas capables de prendre le blâme. [...] Il leur reste le reste de leur retraite pathétique pour régler leurs problèmes personnels.»

«Ils nous prouvent une chose: y a pas juste des tarés et des crétins de 45 ans qui restent dans le sous-sol chez maman qui font des microblogues qui pensent qu’on doit contrôler et censurer les opinions au Québec, contrôler le message et qui considèrent la population du Québec comme un troupeau de moutons qu’on doit guider vers le pâturage. Pauline Marois pense ça, Dominique Payette pense ça.»

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Roby Moreault, CHOI Radio X
Photo d'archives, Le Journal de Québec

«Je trouve qu’ils prennent les auditeurs de ces stations-là [radios parlées] pour des imbéciles, des suiveux, des zombies qui nous écoutent, mais qui n’ont pas leurs propres idées.»

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