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Payé pour écraser des autos

Un pilote de monster trucks qui se produit ce week-end à Montréal vit de sa passion

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Le Stade olympique sera le théâtre samedi des exploits d’un athlète un peu fou qui gagne sa vie en écrasant des voitures au volant de son monster truck haut de 12 pieds et d’une puissance de 2000 chevaux.

Trent Montgomery, un jeune pilote originaire du Kansas aux États-Unis, est un véritable héros aux yeux de jeunes qui rêvent de conduire un jour des «bigfoots» aussi imposants.

Durant les rencontres d’avant-spectacle avec les pilotes, il confie carburer au contact qu’il a avec les jeunes mordus de monster trucks.

«On est un peu comme des héros pour eux, ils nous donnent un “boost” d’énergie incroyable», admet Trent, qui a transformé son rêve de petit garçon en réalité, il y a un an seulement.

«Tout a commencé en blague en 2012. J’étais à Las Vegas, au championnat mondial de monster trucks, et je parlais à Jimmy Creten [pilote et fondateur de l’écurie indépendante 2Xtreme Racing] qui autographiait l’endos de mon chandail. Il m’a dit qu’il venait lui aussi du Kansas et habitait à 30 miles de chez moi», relate Trent.

Deux mois plus tard, le jeune pilote se faisait embaucher comme chef d’équipe à l’écurie de Creten. «Après trois mois, un des pilotes est parti pour de nouvelles opportunités de carrière et un poste s’est ouvert pour moi», explique-t-il.

Sa passion est alors devenue son gagne-pain. Aux États-Unis, un pilote de monster trucks peut gagner annuellement entre 60 000 $ US et 150 000 $ US, toutes dépenses payées par des commanditaires.

Séance de défoulement

Au démarrage, son camion gronde bruyamment, prêt à écraser des véhicules enlignés. Il recule pour prendre son élan et escalade sans peine les obstacles. Les voitures s’aplanissent en dessous, le camion géant rebondit et atterrit de façon impressionnante sur la terre ferme.

«J’appelle ça de la gestion de colère, décrit Trent en parlant de la sensation que la conduite de ce monstrueux véhicule lui procure. C’est l’occasion de sortir l’agressivité accumulée toute la semaine et on a du plaisir.»

Plus de peur que de mal

Il n’y a pas de réel danger pour ces pilotes, mais des incidents peuvent arriver.

Trent garde un souvenir particulier d’une compétition l’an dernier au Stade olympique où son camion s’est renversé alors qu’il faisait une culbute arrière au volant de son Iron Outlaw.

«À mi-chemin lors de cette acrobatie, je suis tombé brusquement de 25 pieds sur le toit du camion. Le moment a duré une seconde et demie, mais durant ce temps quand tu es attaché dans la cabine, tous les pires scénarios te viennent en tête. Mais c’était une expérience amusante!»

 

Son camion, le Iron Outlaw, en bref

  • Un poids lourd de 10 000 livres
  • Un 4 X 4 haut et large de 12 pieds
  • Un moteur de 2000 chevaux
  • Carbure au méthanol
  • Les roues sont sur des pneus de flottaison
  • Valeur du véhicule de 250 000 $

 

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