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Un infatigable à l’âme humanitaire

À 72 ans, le cofondateur de Terre sans frontières s’en va aider des réfugiés au centre de l’Afrique

Robert Gonneville
Photo courtoisie Le frère Robert Gonneville ne compte plus les voyages humanitaires qu’il a faits dans les pays en voie de développement.

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Même à l’âge de 72 ans, il n’y a pas de repos pour Robert Gonneville. Le travailleur humanitaire montréalais s’apprête à reprendre son bâton de pèlerin pour partir en mission internationale en République démocratique du Congo, dans moins de 10 jours.

Il a pris part à des missions d’aide humanitaire dans pas moins d’une vingtaine de pays. Le frère Gonneville, cofondateur de Terre sans frontières (TSF), entamera son 25e ou son 30e voyage de coopération internationale: il ne les compte plus.

«J’aurais dû mourir dans un écrasement d’avion au Pérou, les risques d’actions terroristes ne me font pas peur», lance le téméraire. Depuis que Robert Gonneville œuvre dans l’aide humanitaire, il est intervenu au Mali, au Bénin, en Afrique de l’Est, mais aussi en Haïti, au Honduras et aux Philippines.

Il y a deux ans, l’organisme Terre sans frontières s’est lié d’amitié avec le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés dans le développement de communautés. Il est financé par le Programme québécois de développement international, dont il reçoit plus de 2 M$ pour des projets relatifs à l’accompagnement de plus de 30 000 réfugiés dans cinq camps en République démocratique du Congo et au Congo-Brazzaville.

«Ils sont entre 800 et 1000 Congolais qui se dirigent vers la République centrafricaine parce que ça va trop mal au Congo. Ils se sont sauvés», explique Robert Gonneville. Il y séjournera un mois pour être témoin de la vie en camp de réfugiés, de retournés et de déplacés.

Coupe de 3 M$

Quand le gouvernement Harper a fait disparaître l’Agence canadienne de développement international (ACDI) dans le ministère des Affaires étrangères, le financement de 3 M$ que TSF recevait chaque année a été coupé. Depuis, les subventions sont accordées par appel de propositions de projet.

Terre sans frontières, qui veut impliquer les Québécois dans le partage équitable de la richesse, organise une campagne de financement sous forme de tirage. Les fonds amassés serviront à soutenir des organismes québécois d’aide aux devoirs, des camps de jour pour jeunes de milieux défavorisés de Montréal et son programme d’éducation à la coopération internationale.

Nouvelle ère

Robert Gonneville croit que le gouvernement de Justin Trudeau est une «bouffée d’air frais» après l’ère de «dictature» de Stephen Harper. Il se dit convaincu que des changements surviendront dans l’approche humanitaire du Canada à l’international, alors que, selon lui, ce n’était pas une priorité du gouvernement précédent.

Le premier ministre assermenté Justin Trudeau semble convaincu de pouvoir maintenir sa promesse électorale d’accueillir 25 000 migrants syriens d’ici le 1er janvier 2016.

«Les Syriens n’ont plus rien à perdre quand ils prennent le bateau en sachant que la moitié va mourir en chemin, souffle le frère Gonneville. Ils ont vécu l’enfer, ils arriveront ici au paradis.»

♦ Le premier prix du tirage, qui aura lieu le 19 novembre, s’élève à 100 000 $ en argent comptant, et le deuxième prix est un voyage humanitaire.

♦ Pour plus d’informations sur la campagne de financement de Terre sans frontières: www.tirage-tsf.ca

 

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