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Des petits génies québécois parmi les meilleurs de la robotique

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Deux jeunes Québécois de 11 ans font partie des meilleurs constructeurs de robots au monde après s’être classés dans le top 10 d’un concours international au Moyen-Orient, ce week-end.

«C’était cool et l’endroit était impressionnant. On a fini septièmes sur 74 équipes. On est très fiers de nous, a confié Émile-Antoine Bourque, joint hier à Doha, au Qatar, où avait lieu la compétition de robotique. Mon père était plus nerveux que nous.»

Le garçon originaire de Laval et son acolyte Jean-Félix Corbeil, qui habite Blainville, sont les plus jeunes participants canadiens de l’histoire de cette compétition à se classer dans le top 10.

Ils se sont mesurés aux meilleures équipes d’Europe, d’Amérique du Sud, d’Afrique et d’Asie, qui raflent habituellement les 15 premières places.

Lors de cette compétition, les deux coéquipiers ont dû reconstruire le robot qu’ils avaient déjà fabriqué au Québec, avec des pièces LEGO, mais cette fois sans plan et sans aide. Ils devaient ensuite le programmer afin que le robot relève les défis lancés par les juges. Ces derniers vérifiaient sa performance et son agilité.

D’après Émile-Antoine, son invention s’est démarquée par sa puissance. «Il se déplaçait très vite, on avait un bon robot.»

ROBOT BRISÉ

Leur savoir-faire en mathématique et leur débrouillardise ont été mis à l’épreuve tout au long de la fin de semaine. En effet, lors de la grande finale, leur robot s’est brisé en deux après une chute. L’incident a obligé les deux génies à trouver une façon de reconstruire leur invention en très peu de temps.

«Mon cœur s’est arrêté. Ils n’avaient que 30 minutes pour le modifier et le faire fonctionner pour réussir le défi, a confié Martin Bourque, le père d’Émile-Antoine, très fier de son équipe. Comme parent et coach, c’est très stressant. On aimerait les aider, mais c’est interdit. On doit rester dans les estrades.»

Malgré l’adversité, les deux jeunes élèves du primaire ont réussi à faire fonctionner leur robot et se sont hissés au septième rang de la grande finale.

DES HEURES DE TRAVAIL

Les deux acolytes ne travaillaient ensemble que depuis septembre. Ils ont passé deux heures par jour, ces deux derniers mois, à peaufiner leur robot au sous-sol afin d’être prêts pour le grand jour.

«J’aime programmer et Jean-Félix aime la construction. Il est très bon et on s’entend bien», a lancé Émile-Antoine.

«C’est cool, tout ce qu’on peut faire. J’aime la robotique depuis que j’ai 9 ans. Mon frère fait aussi de la compétition, et mon père nous coach.» Le jeune garçon rêve déjà de participer à la compétition de l’an prochain, qui se déroulera en Inde.

 

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