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Le show de sa vie

Elyzabeth Diaga présente quatre décennies de rock féminin

Le show de sa vie
Photo courtoisie Victor Diaz Lamich

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Elyzabeth Diaga se paie la «traite» avec le spectacle Queens of Rock où elle revisite, par l’entremise de 25 chanteuses qui ont marqué les années 70, 80, 90 et 2000, la trame sonore de sa vie.

La chanteuse québécoise qui fait partie de la revue musicale Rock Story avait envie depuis plusieurs années de bâtir un spectacle autour des chansons de Pat Benatar, Heart, Tina Turner, Joan Jett, Madonna et autres.

«Queens of Rock, c’est la rétrospective de ma vie en musique et c’est aussi un hommage que je rends à ces femmes», a-t-elle laissé tomber, lors d’un entretien.

L’idée de ce spectacle, qui s’arrêtera jeudi à l’Impérial Bell, a pris forme en 2010.

«Je touchais beaucoup aux années 70 et 80 avec Rock Story. Le fait de chanter Pat Benatar et Heart m’a permis de renouer avec ces femmes et j’ai eu envie d’aller plus loin et de créer un spectacle en ajoutant les années 90 et 2000 et les Alanis Morrissette, No Doubt, Garbage, Craneberries et autres. Ce sont des chansons que j’ai beaucoup chantées lorsque je faisais des bars et des clubs», a-t-elle raconté.

Impliquée à 100%

Elyzabeth Diaga touche aussi, dans ce spectacle présenté de façon chronologique, au rock québécoises avec Marjo, Nanette et Diane Dufresne et au rock français avec Muriel Moreno (Niagara) et Catherine Ringer (Les Rita Mitsouko).

La chanteuse a été impliquée dans toutes les facettes de création de Queens of Rock. Du choix des chansons jusqu’à la mise en scène.

«Ma mère était chanteuse d’opéra et mon père était sculpteur. Je me suis souvent retrouvée dans les coulisses de spectacles et d’événements. C’est quelque chose qui a toujours fait partie de moi», a-t-elle fait savoir, préciant qu’elle avait mis ses 28 ans d’expérience dans Queens of Rock.

Elyzabeth Diaga est accompagnée sur scène par Daniel Volj (basse et direction musicale), Martin Bachand (guitare), Daniel Marsolais (guitare et claviers) et Maxime Lalanne (batterie).

«Ce spectacle, c’est la trame sonore de ma vie, mais c’est aussi celle des gens. Je suis surprise de voir et d’entendre les réactions des gens. Je les entends crier à chaque début de chanson, je les vois «tripper» et c’est le plus beau cadeau. Cees réactions me donnent de l’énergie et je ne suis plus moi lorsque je chante ces pièces. J’ai l’impression d’avoir 16 ans. Je suis dans la chanson, dans le texte et j’aime me retrouver près du public et voir ce qu’il y a dans les yeux», a-t-elle décrit.

Présenté à l’Assomption, à Brossard et au Casino du Lac Leamy en 2013 et 2014, Queens of Rock pourrait vivre durant plusieurs années. Un album pourrait même faire partie de l’équation.

«Il y a de l’intérêt pour l’Est du Québec, les festivals, l’été prochain, le Canada anglais et les États-Unis. On travaille là-dessus. Je veux que ce spectacle vive le plus longtemps possible. Ce show-là, c’est ma vie», a-t-elle lancé avec sincérité.

Queens of Rock est présenté jeudi à l’Impérial Bell.