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Finis le yoga et la rigologie

Le ministre de l’Emploi met la hache dans les formations farfelues

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Québec sonne la fin de la récréation: les formations aux frais des contribuables jugées farfelues passeront à la trappe, a appris notre Bureau parlementaire.

Finies les séances de rigolothérapie et de yoga à même les fonds publics. Impuissant jusqu’ici, le ministre Sam Hamad se donnera le pouvoir d’intervenir pour empêcher la tenue d’ateliers de formation fantaisistes, selon nos informations.

Un projet de loi qui devrait être déposé cette semaine viendra modifier la Loi sur les compétences, qui oblige les employeurs d’importance à investir 1 % de leur masse salariale dans des activités de formation.

Encadrement

Un règlement sera également nécessaire pour détailler les pouvoirs d’intervention du ministre de l’Emploi et encadrer davantage les cours offerts dans le secteur public.

La Commission des partenaires du marché du travail devrait, elle aussi, obtenir davantage de responsabilités pour passer les formations au peigne fin.

Le dernier budget Leitao prévoyait soustraire les plus petites entreprises (celles ayant une masse salariale annuelle inférieure à deux millions $) à la règle du 1 %. Si le gouvernement Couillard a toujours l’intention d’appliquer cette mesure, elle viendrait toutefois plus tard, selon nos sources.

Au cours des derniers mois, les ministres libéraux n’avaient pas caché leur exaspération devant la prolifération des formations farfelues payées à même le Trésor public.

Cardio urbain et «zénitude»

Le somptueux colloque au Château Frontenac auquel ont participé au printemps quelque 300 cadres des CPE – ciblés par des compressions – avait semé l’émoi dans les rangs libéraux. Parmi les activités offertes aux participants, on retrouvait des cours de yoga, des séances de cardio urbain et des ateliers sur la «zénitude».

À la même période, une cinquantaine de cadres scolaires avaient participé à un colloque de formation ayant pour thème la rigologie. C’est la goutte qui avait fait déborder le vase, pour M. Hamad.

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