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Ligne 125 : des usagers ne peuvent pas descendre pendant six arrêts consécutifs

La STM indique toutefois qu’il y a bel et bien des arrêts temporaires

Six arrêts de la ligne d’autobus 125 sur la rue Ontario ne sont plus desservis par la Société de transport de Montréal. 
Plusieurs usagers se sont vu refuser de descendre le long du détour emprunté par le bus.
photo agence qmi, anne-marie provost Six arrêts de la ligne d’autobus 125 sur la rue Ontario ne sont plus desservis par la Société de transport de Montréal. Plusieurs usagers se sont vu refuser de descendre le long du détour emprunté par le bus.

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Une confusion sur les détours de la ligne d’autobus 125 provoque la grogne des usagers. Tandis que la STM assure que les gens peuvent descendre à des arrêts tempo­raires, les chauffeurs affirment ne pas avoir l’autorisation.

Depuis le 26 octobre dernier, six arrêts consécutifs entre les rues Frontenac et de Champlain, sur plus d’un kilomètre, ne sont plus desservis par les autobus qui parcourent la rue Ontario.

Comme détour, les chauffeurs empruntent le boulevard de Maisonneuve ou la rue Sainte-Catherine, mais des usagers ont dit ne pas pouvoir descendre.

«J’ai demandé au chauffeur de descendre près de la station Papineau, mais il m’a dit qu’il ne pouvait pas», dit Thierry Bidault, qui emprunte régulièrement la 125.

Il ne comprend pas pourquoi il n’y a pas d’arrêts temporaires, comme c’est le cas sur plusieurs autres lignes déroutées.

24 Heures a fait le trajet à deux repri­ses et s’est fait dire par les chauffeurs qu’ils ne pouvaient pas laisser descendre les gens tout le long du détour.

Le journaliste a également constaté que plusieurs personnes exprimaient leur mécontentement à haute voix.

Six arrêts de la ligne d’autobus 125 sur la rue Ontario ne sont plus desservis par la Société de transport de Montréal. 
Plusieurs usagers se sont vu refuser de descendre le long du détour emprunté par le bus.
photo agence qmi, anne-marie provost

Consigne

La porte-parole de la Société de transport de Montréal (STM), Amélie Régis, indique toutefois que «si un chauffeur a refusé de laisser descendre des clients aux arrêts des autres lignes, c’est qu’il n’était peut-être pas au courant de la consigne, car ils doivent le faire».

Un chauffeur de la ligne 125 interrogé réplique ne pas avoir reçu d’autorisation de laisser descendre les usagers.

«Chaque matin, nous recevons une feuille où il y a les détours du jour et, d’habitude, on nous indique s’il y a des arrêts temporaires. Ce n’est pas le cas pour la 125», affirme celui qui veut garder l’anonymat.

Le syndicat des chauffeurs d’autobus renchérit que les conducteurs ne peuvent s’arrêter qu’aux arrêts temporaires identifiés comme tels.

«Dans le cas de ce détour, la STM a mis des chemises blanches, puis les a enlevées, et ce, à quelques reprises. Les chauffeurs ne savent plus sur quel pied danser et, à défaut de chemises identifiant l’arrêt temporaire, ils ne s’arrêtent pas», affirme Daniel Leroux, vice-président du Syndicat des chauffeurs d’autobus, opérateurs de métro et employés des services connexes au transport.

Arrêts déplacés

L’application pour téléphones intelligents et le site web de la STM indiquent que les arrêts sont déplacés et non pas annulés, et la société de transport assure qu’il y a des arrêts temporaires.

«Des affiches ont été installées aux arrêts concernés pour indiquer leur nouvel emplacement», affirme Amélie Régis.

Mais notre journaliste a constaté que des arrêts n’affichent aucune indication. D’autres sont identifiés comme annulés et redirigent vers des arrêts situés plus loin sur la rue Ontario.

«C’était moins loin que de les rediriger vers une autre rue», explique Mme Régis.