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Apprendre à s’aimer

Jean-Thomas Jobin propose son 3e spectacle solo

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Jean-Thomas Jobin est de retour sur scène avec son troisième spectacle Apprendre à s’aimer, dont la grande première montréalaise avait lieu hier, au Gesù. Les admirateurs de l’humoriste retrouveront le personnage absurde qui le caractérise, mais de façon plus nuancée, ce qui rend son style beaucoup plus accessible.

Pour ce spectacle, l’humoriste a voulu donner quelques conseils à son public. Avec lui, on apprend notamment les travers de l’humoriste et sa façon d’essayer de régler ceux-ci.

«Une chose que j’aime chez moi, c’est que mon “shag” est hyper uniforme. Je ne peux pas vous le montrer, ça va être trop lubrifié au pied carré», mentionne-t-il, avant de dire que ce qu’il n’aime pas, c’est le reste de son physique, ses choix de vies, ses traditions, bref... tout le reste.

Il parle de Jean-Marc Chaput, de régime, de Barack Obama, de Stevie Wonder qu’il aimerait voir comme juge à The Voice aux États-Unis, de cours de natation qu’il aurait pris à 35 ans et de ses amours. «Je ne fais pas ça des «tripes à trois». Si je voulais décevoir deux personnes en même temps dans la même pièce, j’irais manger chez mes parents», a-t-il dit.

Sortir de son personnage

Depuis 15 ans, l’humoriste fait de l’humour absurde, un style qui peut être difficilement accessible. Pendant les 30 premières minutes du spectacle, l’humoriste campe ce même personnage. Il enchaîne les blagues les unes après les autres, sans qu’il y ait vraiment de liens entre elles, mais de façon efficace et le public embarque complètement, avec raison.

Après avoir parlé de ses trucs pour rester espiègle, de l’importance de prendre conscience de ses lacunes, et de son inexpérience en «dirty talk», Jobin parle de sa famille. Un numéro qui change de ton, qui est rafraîchissant et qui fonctionne complètement.

Pour la première fois, l’humoriste sort de son personnage stoïque et absurde, et parle de ses parents. Il raconte l’obsession de sa mère pour la nourriture, parle de son père et de son langage peut-être trop recherché.

Malgré quelques bafouillages et un petit trou de mémoire, avec ce nouveau spectacle, Jean-Thomas Jobin peut vraiment espérer plaire à un public beaucoup plus large. Il a raffiné l’absurde qui le caractérise, mais explore avec succès de nouvelles avenues. Oui, il faut absolument aimer l’ironie et l’absurde.

 

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