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Une découverte québécoise importante sur le coronavirus

Handout transmission electron micrograph shows particles of the Middle East respiratory syndrome coronavirus
Reuters

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MONTRÉAL – Des chercheurs québécois ont découvert qu’une mutation dans une protéine du coronavirus ralentit sa propagation dans le système nerveux et réduit sa virulence.

Les coronavirus sont responsables du tiers des rhumes et sont aussi soupçonnés d’être responsables du développement ou de l’aggravation de maladies neurologiques comme la sclérose en plaques, la maladie d’Alzheimer ou les encéphalites.

Des chercheurs du Centre INRS-Institut Armand Frappier à Laval ont analysé plus d’une soixantaine d’échantillons provenant de voies respiratoires infectées par le coronavirus humain. Ils ont constaté qu’une mutation de la protéine S permet au virus de modifier sa capacité à infecter des cellules nerveuses et son degré de virulence.

«Nous avons remarqué que le changement d’aspect de cette protéine n’affectait pas la capacité du virus à atteindre le système nerveux central, mais le virus ayant subi une mutation devenait moins pathogène et neurovirulent», a expliqué le professeur Pierre Talbot, responsable de cette étude.

Cette découverte permettra de mieux comprendre le mécanisme d’établissement d’une infection coronavirale persistante et pourrait aider à prévenir le développement de certaines maladies neurologiques.

Les résultats de ces travaux ont été publiés dans la revue scientifique PLoS.