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Échantillons révélateurs

En moins de 10 heures, l’eau est devenue de couleur brunâtre dans le Vieux-Port.
Photo courtoisie En moins de 10 heures, l’eau est devenue de couleur brunâtre dans le Vieux-Port.

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L’eau du fleuve a tellement été affectée par le déversement d’eaux usées qu’il était possible de voir mercredi une différence à l’œil nu.

Un échantillon prélevé par Le Journal mardi, soit environ neuf heures avant le déversement, a permis de constater une eau plutôt limpide. À l’œil, elle ressemblait à de l’eau propre à boire.

Un second échantillon puisé environ neuf heures après le déversement, exactement au même endroit, près de la station de pompage Saint-Pierre, montrait clairement un manque de transparence.

L’eau était trouble et d’une teinte plus foncée.

AVANT le déversement
Photo courtoisie
AVANT le déversement

Particules en suspension

«Nous voyons très bien certaines particules en suspension, décrit Marie-Catherine Paquin, biotechnologiste et chargée de projet dans une grande firme environnementale de Montréal.

«Comme il y a eu un déversement, on sait qu’il y a des déchets dans l’eau, poursuit-elle, mais un débit différent change automatiquement la couleur de l’eau et sa composition.

Elle reste cependant prudente dans son analyse visuelle de l’échantillon.

APRÈS le déversement
Photo courtoisie
APRÈS le déversement

«Le manque de transparence peut être attribuable au déversement, mais aussi au débit dans le fleuve qui a changé. Un changement de débit fait remonter les sédiments du fond de l’eau à la surface», ajoute-t-elle.

À son avis, le premier échantillon devait déjà contenir des coliformes. «Mais la différence entre les deux est flagrante», conclut-elle.

48 heures

Il faudra toutefois attendre quelques jours avant d’être certain du niveau de contamination de l’eau. Les tests prendront 48 heures. Mercredi, la Ville de Montréal a d’ailleurs procédé à des prélèvements qui seront analysés en laboratoire.

«Ce qui est fâchant, c’est que c’est un déversement mal planifié qui aurait eu moins d’impact s’il avait été fait au mois de décembre ou janvier», lance l’environnementaliste Daniel Green, qui désapprouve la décision de l’administration.

Il déplore qu’avec la température clémente, les odeurs aient été perceptibles et que la surface du fleuve ait radicalement changé de couleur.

 

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