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Gregory Charles se défend de «montréaliser» les ondes

Gregory Charles a lancé la programmation de Radio-classique jeudi, au Palais Montcalm

Radio-classique, qui appartient maintenant à Gregory Charles, ratisse plus large dans son catalogue musical en proposant autant de la musique classique que des succès de Bécaud et des Beatles. 
Photo Journal de Québec, Didier Debusschère Radio-classique, qui appartient maintenant à Gregory Charles, ratisse plus large dans son catalogue musical en proposant autant de la musique classique que des succès de Bécaud et des Beatles. 

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S’il existe encore une rivalité Montréal-Québec, elle n’est certainement pas présente dans le cœur de Gregory Charles. Il a profité du lancement de Radio-classique jeudi, au Palais Montcalm, pour remettre les pendules à l’heure: avec la moitié d’une programmation enregistrée à Québec, il se défend bien de vouloir «montréaliser» les ondes.

L’animateur, musicien et homme d’affaires a acquis, l’an dernier, les deux stations Radio-classique de Québec et de Montréal des mains de Jean-Pierre Coallier. Au lancement de sa première programmation à titre de propriétaire jeudi, il a tenu à expliquer son modèle d’affaires.

La moitié de ses émissions se déroulent ici, dans un studio du boulevard Laurier, qui emploie une dizaine de personnes. La moitié de ses animateurs proviennent donc d’ici, soit François Paré, Béatrice Zacharie et Jasmin Hains. Les trois autres sont Montréalais: Bernard Derome, Marc Hervieux et Gregory Charles.

Pour lui, la radio, à Québec, est un «combat évident», mais «je ne veux pas me faire mettre dehors avant d’être arrivé», plaide-t-il.

«Les gens n’ont pas compris, dans les dernières semaines, en disant qu’on “montréalisait” l’antenne. On est loin de la “montréaliser”, on est en train de donner accès à Québec à Montréal, ce qu’aucune autre radio ne fait, outre le matin ou la fin de semaine sur certaines stations», a-t-il affirmé en marge de la conférence de presse.

«Bernard Derome, tout le monde le regardait le soir et personne ne disait “regarde l’autre de Montréal qui vient nous dire ce qui se passe”. Ça ne me gêne pas du tout, pas plus que Jasmin Hains qui vit ici, et qui fait l’émission du retour ici à Québec.»

Des objectifs réalistes

Gregory Charles n’a pas peur de déployer son antenne dans un marché où la radio parlée est très forte. Ses objectifs sont réalistes.

Les cotes d’écoute de Radio-classique n’étaient pas satisfaisantes, avoue-t-il avec franchise. La station attirait un peu moins qu’une part de marché pour Québec, et entre une et deux parts pour Montréal.

«Radio-classique Québec, ça n’a jamais été facile», précise-t-il, en disant être heureux de la «licence permissive» que lui a accordée le CRTC.

«Je ne l’ai pas fait pour des raisons qui sont commerciales. [...] L’ambition n’est pas de faire 22 parts de marché. Je n’ai aucune espèce de prétention que Radio-classique va débarquer Paul Arcand ou le FM93. Moi, j’ai juste l’ambition de bien servir un public qui va vouloir se lever ou retourner à la maison de façon différente.»

Développer le marché de Québec

Celui qui dirige Groupe Musique Greg a aujourd’hui un bureau installé à Québec. Il a mentionné qu’il pourrait faire des annonces dans les prochaines semaines.

Souhaite-t-il explorer le marché du spectacle? «Certainement. À Québec, il se passe des choses importantes. En 2004, la plus grosse vedette du Festival d’été, c’était moi. Aujourd’hui, je ne pourrais même pas détacher les sandales des gens qui sont invités. C’est vous dire à quel point ç’a évolué. C’est une ville en mégaprogression. Je serais bien niaiseux de ne pas vouloir être là où ça se passe.»