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La tradition se poursuit

Une troisième finale de suite entre les Carabins et le Rouge et Or

DM RO vs Carabins-01
Photo d'archives

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Une finale provinciale entre les équipes de football des Carabins de l’Université de Montréal (UdeM) et du Rouge et Or de l’Université Laval est devenue un incontournable depuis trois ans.

En fait, les deux formations ont croisé le fer à la Coupe Dunsmore quatre fois au cours des cinq dernières années, soit depuis l’arrivée de Danny Maciocia avec les Bleus.

Et ce n’est pas une surprise puisque les deux clubs trônent au classement québécois, le Rouge et Or ayant eu l’avantage par une victoire.

Cependant, les joueurs de l’UdeM ne veulent pas parler d’un rendez-vous annuel.

«Non, car ça voudrait sous-entendre que les autres équipes ne sont pas assez bonnes pour se rendre jusqu’à la fin, a soutenu le demi défensif Djonatan Buissereth, hier. Mais c’est vrai qu’on se retrouve souvent en fin de saison.»

«C’est unique et spécial parce que ce sont deux équipes qui s’affrontent souvent», a dit Maciocia, tout en ajoutant que «ça sentait les séries» puisqu’il y avait plus de journalistes qu’à l’habitude à cette conférence de presse.

Rivalité

Chaque fois que les Carabins et le Rouge et Or croisent le fer, l’intensité est à son comble.

«On sait que ce sera un match serré qui se décidera sur les derniers jeux, a rappelé le joueur de ligne offensive Marc Glaude. On se prépare pour ça. Avec le vécu qu’on a contre eux, il va falloir garder notre calme.»

«Quand on joue contre le Rouge et Or, il faut se présenter avec notre A game, a pour sa part affirmé Nicholas Narbonne Bourque, un porteur de ballon de quatrième année. Ce sont des matchs qui se gagnent sur les détails. Il faut limiter les erreurs et s’appliquer à bien faire les choses.»

Âprement disputé

Les partisans du football universitaire, qui sont les grands gagnants de cette rivalité selon Maciocia, peuvent donc s’attendre à un autre duel âprement disputé demain après-midi au PEPS, à Québec.

Durant le calendrier régulier, les deux équipes ont triomphé devant leurs partisans lorsqu’elles se sont affrontées.

«Très souvent, on joue bien contre Laval, a remarqué Buissereth. Notre deuxième partie a été mieux que la première où nous ne sommes pas sortis comme on l’aurait voulu.»

Adversité

Le week-end dernier, les Carabins ont trimé dur face au Vert & Or de l’Université de Sherbrooke afin de se tailler une place en finale québécoise, que Laval a atteint pour une 13e année consécutive en ne faisant qu’une bouchée des Stingers de Concordia.

«Je ne sais pas si c’est un avantage, mais de se retrouver dans une situation très difficile à la fin du troisième quart et de trouver une façon d’aller chercher une victoire, ça ne peut que nous aider», a observé l’entraîneur-chef de Montréal.

«L’équipe a démontré beaucoup de caractère, a admis Narbonne Bourque, qui ne veut pas penser au couronnement des siens en 2014, désirant se concentrer sur la prochaine rencontre. Mais je ne crois pas que c’est quelque chose de nouveau pour nous. Juste de comprendre que si on perd, on rentre chez soi, ça nous motive.»

«C’est vrai que l’adversité qu’on a surmontée contre Sherbrooke peut nous servir de tape dans le dos pour nous réveiller au besoin», a ajouté Buissereth.