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Marqué par un drame

Marco Iadeluca s’est retrouvé orphelin à 8 ans à la suite d’un incendie

Marco Iadeluca
Photo courtoisie Marco Iadeluca a quitté le Rouge et Or de l’Université Laval en 2010 avant d’accepter l’offre de son ami Danny Maciocia.

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L’entraîneur-chef adjoint des ­Carabins, Marco Iadeluca, risque de passer par toute la gamme des ­émotions vendredi. Non seulement son équipe participera-t-elle à la Coupe Mitchell, mais ce sera également le 35e triste anniversaire du décès de ses parents qui ont tous deux péri dans l’incendie de l’hôtel-casino MGM Grand de Las Vegas, qui a fait 87 morts le 21 novembre 1980.

Iadeluca n’avait que 8 ans au moment du drame, mais il en garde quelques souvenirs. Il était à la maison avec son frère, alors âgé de 12 ans, et leurs grands-parents, qui vivaient avec eux.

«Quand c’est arrivé, c’était partout aux nouvelles, alors toute la famille a vu ça. On a essayé d’appeler là-bas pour tout savoir. Qui, quand, comment? Ç’a pris environ 48 heures avant d’avoir les détails exacts, mais c’est clair que quand tu n’as pas de nouvelles pendant un petit bout, tu n’en as plus besoin... Tu sais qu’il y a quelque chose. Si ça s’était bien passé pour eux, ils se seraient assurés de nous contacter. Ç’a été 48 heures assez pénibles au bout desquelles quelqu’un nous a téléphoné pour nous confirmer qu’ils faisaient partie des victimes», raconte-t-il, encore un peu ­remué.

Sa vie a alors évidemment changé. Après un an à habiter avec ses grands-parents et son frère, ils ont tous emménagé chez la sœur de son père, car le grand-père est devenu très malade. Cette tante avait déjà trois fils. Iadeluca admet qu’on ne s’ennuyait pas dans cette maison. C’est probablement là qu’il a réalisé à quel point ­l’esprit de famille était important pour lui.

«C’est la valeur la plus importante au monde. J’essaie de l’appliquer dans tout ce que je fais. Si ça n’avait pas été de ma famille, j’aurais sûrement fini dans le système et je ne serais pas où je suis ­aujourd’hui», dit celui qui porte aussi les chapeaux de coordonnateur offensif et responsable de l’encadrement académique chez les «Bleus».

Loyauté

Outre la famille, la loyauté est une valeur qui prime dans la vie de l’entraîneur. Il est loyal à ses meilleurs amis, qu’il côtoie pour la plupart depuis près d’une trentaine d’années. Parmi eux, il y a Danny Maciocia, l’entraîneur-chef des Carabins. Ce dernier a été son entraîneur il y a des lunes et maintenant, ils sont presque voisins. ­Iadeluca est aussi le parrain d’Alessia, une des filles de Maciocia.

En lui, Iadeluca voit un mentor pour tout ce qui a trait au football. Son frère Tony, ­entraîneur-chef au Collège André-Grasset, l’a aussi beaucoup aidé.

«Mon frère est mon mentor pour ce qui est de la gestion d’une équipe et Danny l’est sur le plan du football. Ça vaut de l’or d’avoir pu travailler avec ces deux grands entraîneurs-chefs, parce qu’on devient aussi bon que les gens avec qui on ­travaille», souligne-t-il.

Tony et lui n’ont pas que le football en commun. Ils sont également propriétaires de deux garderies, qui sont gérées par l’aîné. À la blague, Marco dira qu’il a laissé une garderie de 80 enfants pour une autre... avec

80 «enfants» un peu plus grands!

 

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