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Pas de surplus faramineux, prévient Leitao

Pas de surplus faramineux, prévient Leitao
Photo d'archives

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Il ne faut pas espérer que le gouvernement terminera l'année avec un surplus faramineux même si les revenus de l'État ont dépassé les dépenses de 1,2 milliard $ au cours des cinq premiers mois de l'année, prévient le ministre des Finances Carlos Leitao.

Les cycles budgétaires de l'État québécois sont tels que les revenus sont plus importants en début d'année et que les décaissements prennent de l'importance dans la deuxième moitié de l'année financière, a signifié Carlos Leitao à l'occasion d'une mêlée de presse.

«Les finances publiques sont très saisonnières. Oui on a dégagé un surplus important au cours des cinq premiers mois de l'année. Je peux même vous dire que ce surplus va augmenter pour le mois de septembre. Au cours des mois suivants, ces surplus vont fondre assez rapidement. C'est comme ça que ça se passe chaque année», a expliqué M. Leitao.

Les revenus du gouvernement ont cependant été en hausse de 496 millions depuis le début de l'année financière (1er avril 2015) comparativement à la même période de l'année précédente.

En outre, les dépenses du gouvernement ont augmenté de 0,2% pour atteindre 26,3 milliards entre avril et septembre, sur une prévision d'augmentation de 1,5% pour l'année 2015-2016. «L'objectif c'est d'arriver à zéro (déficit) au 31 mars 2016 et pour ça nous sommes tout à fait dans nos plans.» Carlos Leitao présentera le 26 novembre une mise à jour économique des opérations financières du gouvernement.

Fardeau fiscal

L'opposition péquiste reproche au gouvernement d'avoir coupé dans les dépenses et alourdi le fardeau fiscal de Québécois de 1,023 millard $ en 2015-2016, soit 1479 $ par ménage

Les décisions du gouvernement Couillard ont eu pour effet d'augmenter les taxes municipales et scolaires, les tarifs de garderie, d'électricité, de réduire le crédit d'impôt pour activités syndicales, a énuméré l'ex-ministre des Finances Nicolas Marceau.

De même, les dépenses en éducation ont diminué de 2,4% sur une prévision de croissance de 0.2%, a poursuivi le député de Rousseau. «Des jeunes ne reçoivent plus les services qu'il recevaient.»

À l'inverse, en santé, les dépenses ont augmenté de 2,4%, sur une prévision de les augmenter de 1,4%. Le dépassement de 400 millions de paiements versés aux médecins laisse entrevoir de nouvelles coupures, craint le porte-parole de l'opposition officielle en matière de finances.

À son avis, la combinaison de coupes budgétaires et de hausse du fardeau fiscal plombe la croissance économique d’un point de pourcentage et prive le gouvernement de revenus. «C'est niaiseux de couper dans les dépenses. On est loin des vallées verdoyantes promises par les libéraux en campagne électorale.»