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Carabins: en voyage d'affaires

Les Carabins ont une mission: revenir à Montréal avec le trophée

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Photo d’archives Le porteur de ballon Sean Thomas Erlington s’attend à être surveillé de près par la brigade défensive des ­Gryphons.

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GUELPH, Ontario | Les Carabins se sont envolés hier matin pour Guelph, où ils disputeront samedi après-midi les honneurs de la Coupe Mitchell. La plupart des joueurs étaient vêtus d’un complet-cravate — ou nœud papillon pour certains —, preuve qu’ils y sont... en voyage pour affaires.

«On vient ici pour accomplir un boulot», a précisé joueur de ligne défensive Jonathan Boissonneault-Glaou, ajoutant qu’il y a de la fébrilité dans l’air.

Ce boulot, c’est la Coupe Mitchell, qui est la dernière étape qui sépare les Carabins d’une deuxième participation de suite à la Coupe Vanier, qu’ils ont ­remportée l’an passé.

Mais avant de penser à la finale qui se déroulera dans une semaine à Québec, ils doivent d’abord vaincre les Gryphons de l’Université de Guelph, ce qui ne sera pas une mince tâche.

Les deux équipes ont à peu près le même parcours cette saison. Les deux ont terminé au deuxième rang de leur ligue respective et ont aussi éliminé les favoris — les Mustangs de l’Université de Western Ontario et le Rouge et Or de l’Université Laval — chez eux la semaine dernière.

«On peut dire que c’est assez égal. Ils arrivent confiants, on arrive confiants, alors ça va être un clash», a souligné l’expérimenté quart des Carabins, ­Gabriel Cousineau.

Vers l’inconnu

Même si les deux formations se sont affrontées lors d’un match préparatoire l’an dernier, les Carabins en savent peu sur leurs prochains adversaires, car plusieurs joueurs sont partis ou arrivés ­depuis.

«On ne se connaît pas beaucoup, alors ça risque d’être difficile. Le premier quart sera probablement un peu comme un jeu d’échecs. On va s’ajuster et on espère être capable d’avancer le ballon à l’attaque par la suite», a poursuivi ­Cousineau, qui en est à sa dernière ­année universitaire.

Ce que les «Bleus» savent, c’est que les Gryphons aiment courir avec le ballon et qu’ils peuvent aussi compter sur une défense très étanche, notamment grâce à la présence du secondeur John Rush, qui a reçu le titre de joueur défensif de ­l’année dans le circuit ­ontarien.

En sept matchs, Rush a réussi 60 plaqués, dont 32 en solo, en plus de réaliser trois sacs, deux interceptions et de recouvrer un ballon. Il n’y a pas de doute, c’est un joueur dangereux.

«C’est un secondeur étoile qui court vite et qui est très physique. On devra le contenir. Leur ligne défensive met beaucoup de pression sur les quarts, mais je pense que notre ligne à l’attaque a fait du bon travail cette semaine pour nous y préparer», a noté Cousineau.

La menace Thomas Erlington

De son côté, le demi Sean Thomas ­Erlington, qui a récolté 411 verges au sol en deux matchs éliminatoires, sait qu’il sera surveillé de très près.

«Je m’attends à ce qu’il y ait peut-être des ajustements pour qu’ils couvrent la course plus que d’habitude, mais il ne faut pas oublier le fait que Cousineau est capable de bien passer à ses receveurs. Ce sera à nous de percer la défensive, bien courir, bien bloquer, comme d’habitude», a dit le joueur offensif de la ­semaine au pays.

Rush n’avait d’ailleurs que des bons mots pour qualifier le travail de Thomas Erlington.

«Il est une de leurs plus grosses armes. C’est un porteur de ballon phénoménal. Il réussit des jeux quand il n’a pas d’options. Il est spécial. Le regarder jouer, c’est magique. C’est un bon joueur, alors on devra se concentrer sur lui pour le réduire au ­silence», a dit le secondeur des Gryphons.

Il s’est aussi dit impressionné par le quart des «Bleus».

«Cousineau est calme et joue intelligemment. De plus, il peut contrôler des passes de 80 verges! C’est un excellent quart, alors si on peut limiter les jeux qu’il peut faire en plus de contrer ­Erlington, ce sera la clé du succès pour nous», a-t-il ajouté.

Par ailleurs, le vent risque d’être aussi de la partie cet après-midi. Selon ­Cousineau, sa troupe ne devrait toutefois pas avoir besoin de plus d’une ­minute pour s’adapter.

«Après, c’est la même chose pour les deux équipes», a-t-il noté.