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Conversion du MS Asterix: La Davie garde son optimisme

La Davie juge que la date butoir du 30 novembre est cruciale pour l’obtention du contrat de conversion du navire MS Asterix, qui est à quai depuis un mois et demi.
Photo Journal de Québec, Jean-François Desgagnés La Davie juge que la date butoir du 30 novembre est cruciale pour l’obtention du contrat de conversion du navire MS Asterix, qui est à quai depuis un mois et demi.

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Alors que la signature du contrat de 700 millions $ de conversion du MS Asterix semblait acquise et imminente, une ombre d’incertitude est venue, vendredi, planer sur la transaction entre la Davie et Ottawa.

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«Nous sommes un peu choqués. Nous étions en train de planifier la cérémonie de signature prévue pour la semaine prochaine. Mais il y a eu cette lettre un peu lâche de notre compétiteur», a fulminé Spencer Fraser, chef de la direction de Project Resolve qui fait partie du groupe propriétaire de la Davie.

La missive à laquelle fait référence M. Fraser aurait été adressée à quatre ministres libéraux par Irving Shipbuilding d’Halifax, un des principaux concurrents du chantier de la Rive-Sud de Québec. Il s’agirait, selon Radio-Canada, d’une tentative «d’intervenir pour faire dérailler le projet de Davie». Selon des informations non confirmées, un comité du Cabinet libéral se donnerait au moins deux mois avant de prendre sa décision pour l’attribution de ce contrat.

Dans cette affaire, la date du 30 novembre semble cruciale. Si le contrat n’est pas signé d’ici là, le gouvernement fédéral devra payer une importante somme à la Davie, soit 89 millions $, selon des sources qui ont consulté la lettre d’intention confidentielle de l’été dernier. Or, le but du chantier maritime n’est pas de toucher cet argent, mais bien d’obtenir le contrat de conversion du navire commercial MS Asterix en navire ravitailleur pour la Marine royale canadienne

Appuis politiques

Sans prendre d’engagement formel, le député libéral de Québec, Jean-Yves Duclos, s’est fait plutôt rassurant. «Le dossier doit être évalué comme tous les autres dossiers, mais il n’y a pas de raison de s’inquiéter que les choses tournent mal, a-t-il indiqué. D’ici le 30 novembre, il y a une réponse qui va être apportée par le nouveau gouvernement.»

De passage à Ottawa, le premier ministre Philippe Couillard s’est vigoureusement porté à la défense de la Davie. «Nous n’accepterons pas qu’il y ait un changement dans la planification du projet [...] On n’est pas dans une situation où on peut prendre quelques semaines pour décider si on va de l’avant ou pas», a-t-il insisté.

Illustrant l’importance du contrat, M. Couillard a ajouté que «le navire est dans le chantier (depuis le 8 octobre). Il y a 250 travailleurs qui ont été déjà engagés et il y en a 400 autres qui doivent être engagés».

— Avec la collaboration de Dominique Lahaye

Ce qu'ils ont dit:

«Je suis inquiet. On n’a plus le temps d’attendre. Il faut qu’un contrat soit signé rapidement pour confirmer la lettre d’intention de cet été»

– François Paradis, député de la Coalition avenir Québec

 «C’est une véritable bombe. C’est très inquiétant. Les autres chantiers, de Halifax et de Vancouver, sont très gourmands. Nous avons demandé plusieurs rencontres avec les membres du gouvernement, à Ottawa»

– Jean Lortie, secrétaire général de la CSN

«Le nouveau gouvernement libéral doit procéder immédiatement à la signature finale du contrat avec le Chantier Davie»

– Steven Blaney, député conservateur

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