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Ne pas se satisfaire

L'entraîneur-chef des Gryphons de l'Université Guelph, Stu Lang.
Photo COURTOISIE KARYN STEPIEN L'entraîneur-chef des Gryphons de l'Université Guelph, Stu Lang.

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GUELPH, Ontario | En début de saison, les Gryphons n’avaient qu’un but en tête: soulever la coupe Yates pour la ­première fois depuis 1996.

Pour ce faire, ils savaient qu’ils devraient renverser les puissants ­Mustangs de l’Université de Western Ontario, chez eux, à London.

C’est ce qu’ils ont fait samedi dernier. Et ils ont longuement fêté leur victoire.

«La semaine a passé très vite. On a ­célébré longtemps notre coupe Yates. C’était vraiment très gros pour nous. C’est toute une réalisation pour une petite école de finalement gagner, surtout comme on l’a fait, à London. Les gars voulaient festoyer et je crois que c’est normal. Ce n’est que mardi qu’ils ont commencé à se concentrer sur ce match», a admis l’entraîneur-chef des Gryphons, Stu Lang.

Après quelques jours de fête, le défi était non seulement de se préparer pour affronter les champions en titre de la Coupe Vanier, mais également d’oublier cette victoire en finale de l’Ontario.

«C’était immense comme victoire pour nous la semaine passée. Notre but toute la saison a été de remporter cette coupe. On était presque certains à 100 % qu’on allait jouer contre Western, alors on planifiait ce match depuis longtemps. Difficile donc de l’oublier dès le lendemain», a avoué le secondeur John Rush.

«Mais pour y arriver, on a établi quelques règlements. On n’a pas le droit de parler de la coupe Yates avant la fin de la saison, on ne peut pas non plus porter nos vêtements à l’effigie de la conquête de cette coupe. On ne veut pas être distraits ni satisfaits de ce qu’on a accompli», a-t-il ajouté.

Un match comme un autre ?

Toute la semaine, les joueurs des ­Gryphons ont essayé de se convaincre qu’ils allaient jouer un match comme les autres, que cette semaine n’avait rien de spécial. On a voulu oublier que c’est la Coupe Mitchell.

Mais ce n’était pas évident de le faire, surtout après la conférence de presse ­officielle, vendredi après-midi.

«On commence à réaliser ce qui s’en vient. On essaie de se répéter que ce n’est qu’un autre match pour qu’on soit concentrés sur la tâche à accomplir, pour ne pas se laisser emporter par tout ce battage médiatique, mais on commence à saisir que c’est un très gros match, contre un gros adversaire», a poursuivi Rush.

Est-ce que les Gryphons se sentent comme les négligés dans ce duel?

«Oui parce que les Carabins ont gagné l’an passé, mais non parce qu’ils ont perdu des joueurs depuis, tout comme nous, qu’ils ont dû faire le voyage et tout», a dit Rush.

Quant à Lang, il soutient que «les ­Carabins sont champions tant qu’ils ne sont pas vaincus».

 

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