/lifestyle/health
Navigation

Quilles et blessures

Quilles et  blessures

Coup d'oeil sur cet article

Depuis quelques semaines, je participe à une chronique sur les blessures sportives sur les ondes d’une radio de ma région.

Dans le cadre d’une émission s’adressant aux amateurs de sports, je parle des principales blessures sportives et je réponds aux questions des animateurs et des auditeurs. Bien sûr, les blessures au hockey, au football et au baseball sont constamment ramenées sur le tapis. À la fin de la dernière chronique, l’animateur me lance comme ça: «André, y a-t-il des blessures au “bowling?”»

Effectivement, comme tout sport, les quilles et ses lancers de boules assez violents ont leur lot de blessures. De plus, contrairement à certains sports populaires où nous sommes assis passivement devant notre téléviseur, le sport des quilles est pratiqué par une grande partie de la population d’hommes et de femmes de tout âge.

Même si j’ai pratiqué plusieurs sports, les fois où j’ai joué aux quilles se comptent sur le bout de mes doigts. Donc, je suis loin d’être un spécialiste, mais j’ai consulté quelques-uns de mes patients quilleurs pour m’aider à écrire cette chronique. N’ayant aucunement la souplesse et l’habileté d’un Fred Caillou pour lancer une boule de quilles, j’ai toujours eu du plaisir lors de mes rares prestations.

Dos, genou et autres membres

Parmi les principales blessures rencontrées dans ce sport, il faut cibler le membre supérieur responsable de lancer cette boule au poids qui peut aller jusqu’à 16 livres.

Rajoutons à ça les blessures au dos et aux genoux et on commence à avoir un tableau complet des risques du métier. Les entorses ou étirements ligamentaires de différentes intensités sont fréquemment rencontrés aux poignets, aux coudes et aux épaules principalement. On observe aussi des tendinites ou inflammations des tendons en raison du poids de la boule surtout et par des mouvements répétés. Par exemple, la tendinite de De Quervain, dont nous avons déjà discuté et touchant les muscles et les tendons de l’avant-bras, causent des maux de tête aux quilleurs.

Lorsque vous effectuez le mouvement pour lancer la boule, un côté du corps est fortement sollicité. Si vous jouez de façon régulière ou même très occasionnelle, vous pouvez ressentir des contrecoups d’une mauvaise posture. Enfin, un difficile glissement dans l’allée de quilles pourrait entraîner des entorses aux genoux ou aux chevilles. Étant donné la moyenne d’âge assez élevée des quilleurs, on doit composer aussi avec des problèmes d’arthrose ou d’usure aux genoux et aux hanches. Par contre, cela ne devrait pas vous empêcher de jouer, mais avec un bon dosage.

Quelques principes de prévention

  • Naturellement, avant le début des parties, prenez le temps de faire un rapide réchauffement par des mouvements de grandes amplitudes des articulations des deux membres supérieurs.
  • Rajoutez quelques rotations au niveau du bas du dos, du cou et des genoux.
  • Essayez de lancer la balle avec un minimum d’effort et un maximum de fluidité.
  • Choisissez une boule adaptée à votre poids. On conseille de ne pas dépasser 10 % du poids du corps. Par exemple, la petite madame de 100 livres ne devrait pas dépasser 10 livres pour sa boule. Elle aura ainsi un meilleur contrôle et évitera des blessures par surpoids.
  • Il faut pousser et non tirer la boule avec la main en arrière. Habituellement, quatre pas d’élan sont suffisants et votre glissade doit se terminer sur le pied gauche si vous êtes droitier.

Enfin, je vous souhaite de continuer à pratiquer votre sport favori pour de nombreuses années. Essayez d’éviter les blessures et les dalots!

­­­Alimentation: pourquoi les régimes ne marcheront jamais ?

Miami | (AFP) Pourquoi les régimes minceur proposés par les magazines ne marcheront-ils jamais? Car nous réagissons tous différemment à la consommation d'une nourriture saine, qui permet à certains de perdre du poids quand d'autres à l'inverse en prennent, selon une étude qui recommande une approche personnalisée.

Une femme a ainsi présenté une hausse de son taux de sucre dans le sang chaque fois qu'elle mangeait une tomate, aliment considéré pourtant comme faible en sucre et en graisses, selon cette étude qui a porté sur 800 personnes en Israël, et est publiée hier dans le journal Cell Press.

«La première très grande surprise et découverte frappante que nous avons eue c'est la grande variabilité de réactions des gens à des plats identiques», a résumé Eran Segal, chercheur au Weizmann Institute of Science en Israël.

Les participants ont contrôlé leur sucre pendant une semaine et ont fourni des échantillons de selles afin d'analyser leur microbiome intestinal, tout en surveillant étroitement leur consommation alimentaire.

Au lieu de suivre des régimes alimentaires standard, il faut une approche beaucoup plus personnalisée, mettant les personnes au centre du régime et non l'inverse, ce qui permet non seulement de les aider à contrôler leur taux de sucre, mais aussi à améliorer leur santé, suggère le coauteur de l'étude, Eran Elinav.

Santé mondiale: la résistance aux antibiotiques est une grande menace

Genève | (AFP) L'augmentation de la résistance aux antibiotiques représente «un immense danger pour la santé mondiale», a indiqué lundi la directrice générale de l'OMS, la Dre Margaret Chan, en présentant la première enquête de son organisation sur ce thème.

Cette résistance, a ajouté la Dre Chan, «atteint des niveaux dangereusement élevés dans toutes les parties du monde».

Lors d'une conférence de presse, elle a expliqué que de plus en plus de gouvernements reconnaissent que ce phénomène est désormais «une des plus grandes menaces pour la santé».

«Les super-bactéries hantent les hôpitaux et les unités de soins intensifs du monde entier», a-t-elle averti, rappelant que si rien n'est fait le monde se dirige vers une «ère post-antibiotique, dans laquelle les infections courantes pourront recommencer à tuer».

L'enquête, publiée lundi à Genève, révèle que toute personne peut être un jour affectée par une infection résistante à ces médicaments.

La résistance aux antibiotiques, également appelée l'antibiorésistance, survient lorsqu'une bactérie évolue et devient résistante aux antibiotiques utilisés pour traiter les infections, selon l'Organisation mondiale de la santé.

Ce fléau mondial est surtout lié à la surconsommation d'antibiotiques et à leur mauvaise utilisation.