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Commission Charbonneau: Normandeau défend à nouveau son intégrité

Commission Charbonneau: Normandeau défend à nouveau son intégrité
Photo d'archives

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L’ex-vice-première ministre Nathalie Normandeau a réaffirmé, au micro du FM93 mardi, qu’elle n’avait absolument rien à se reprocher, dans la foulée du dépôt du rapport de la commission Charbonneau.

«S’il y en a qui pensent que je me suis mis de l’argent dans les poches en faisant de la politique et s’il y en a qui pensent que j’ai volé, oubliez ça, enlevez-vous ça de la tête, ce n’est jamais arrivé. J’ai toujours fait mon travail de façon intègre et honnête», a martelé la coanimatrice d’Éric Duhaime en début d’émission.

Le nom de Nathalie Normandeau est évoqué plus d’une centaine de fois dans le rapport. La juge France Charbonneau ne lui a peut-être pas adressé un blâme formel, mais elle n’a pas non plus été tendre à son endroit. Elle a notamment critiqué l’usage fréquent de son pouvoir discrétionnaire au profit des municipalités de sa région et le conflit d’intérêts manifeste de son directeur de cabinet, Bruno Lortie, qui s’occupait de ses activités de financement, alors qu’il entretenait des liens étroits avec l’ex-ministre Marc-Yvan Côté, v.-p. chez Roche. «Cette forme de sollicitation était problématique sur le plan éthique.» Mme Normandeau l’avait reconnu lors de son témoignage.

Commission Charbonneau: Normandeau défend à nouveau son intégrité
Archives Journal de Québec

Trahie par son entourage

Celle qui avait reçu un préavis de blâme en décembre 2014 rejette la faute sur des gens de son entourage à l’époque où elle était ministre des Affaires municipales. Elle dit s’être sentie «trahie» par des gens «qui n’ont pas agi correctement» et qui ont «contribué à pervertir» son engagement politique.

«C’est moi qui s’est [sic] retrouvée à la Commission. J’ai investi des dizaines de milliers de dollars de mes poches pour aller me défendre et c’est ma face qui était souvent dans la gazette pendant un an.»

Rappelons que l’ex-entrepreneur Lino Zambito, un témoin-vedette de la Commission, l’avait également éclaboussée en révélant l’existence d’un stratagème de prête-noms lors d’activités de financement du Parti libéral du Québec pour le compte de celle-ci. M. Zambito lui avait aussi fait parvenir des roses et des billets du Centre Bell pour Céline Dion et Madonna.

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