/news/politics
Navigation

Financement politique : Les libéraux refusent de rembourser, dénonce Legault

periode des questions
Simon Clark/Agence QMI

Coup d'oeil sur cet article

Les libéraux refusent de rembourser des millions de dollars collectés illégalement avant 2010, dénonce François Legault.

«Ce que je viens de comprendre, c’est que le premier ministre ne veut pas rembourser l’argent collecté illégalement par le Parti libéral avant 2010. Honte à lui», a lancé le chef caquiste lors de la période de questions mercredi.

M. Legault, citant le directeur général des élections, estime que le PLQ «a collecté 7,3 M$ de financement sectoriel» entre 2006 et 2011. Un délai de prescription de cinq ans fait en sorte que les fautes commises avant 2011 sont intouchables.

Pour le premier ministre Philippe Couillard, «c’est certain que si les contributions ont été faites de façon illégale, ce sera remboursé». Il émet toutefois un bémol : allonger le délai pour permettre des poursuites pour des infractions remontant à 2006 entre en contradiction avec le rapport Charbonneau.

La situation est inacceptable pour la CAQ : le parti estime que les libéraux ont engrangé des millions de dollars tout à fait illégalement entre 2006 et 2009. À ce moment, les enquêtes journalistiques ont refroidi les généreux donateurs des firmes de génies et de construction.

Les caquistes sont d’autant plus frustrés que les libéraux ont appuyé en 2013 une motion qui stipulait que le délai de prescription prévu à la Loi électorale et permettant au Directeur général des élections du Québec de poursuivre «pour les infractions commises pendant toute la période couverte par la commission Charbonneau».

«Ça n’a pas de bon sens que le PLQ ait collecté des millions de dollars avec des listes de compagnie de pavage d’asphalte», a déploré François Legault.

Il trouve «décevant» que le premier ministre ne «soit pas capable de reconnaître» que le PLQ a mis en place un système pour «collecter des millions de dollars des firmes de génies et de construction» et que cette pratique «est indéfendable».

Pour le leader libéral Jean-Marc Fournier, François Legault jette de la poudre aux yeux, puisque le DGEQ n’a pas, selon lui, la capacité de faire enquête sur des événements s’étant produit avant 2010.