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La destinée de Jason Maas

L’ancien quart des Alouettes a toujours su qu’il deviendrait un jour entraîneur

L’ancien quart des Alouettes Jason Maas (à droite) est maintenant le coordonnateur de l’attaque du Rouge et Noir.
Photo d'archives L’ancien quart des Alouettes Jason Maas (à droite) est maintenant le coordonnateur de l’attaque du Rouge et Noir.

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WINNIPEG | Lors de son court passage chez les Alouettes, où il a joué le rôle de troisième quart en 2007, Jason Maas n’a pas nécessairement marqué les esprits. Il était difficile de prévoir à ce moment qu’il s’apprêtait à connaître une belle deuxième carrière... au sein du personnel d’entraîneurs de la LCF.

Maas a toujours su qu’il avait le potentiel et le désir d’un jour devenir entraîneur.

«Tout au long de ma carrière, j’ai eu un penchant pour le coaching. C’était pour moi la suite logique», a confié Maas.

Il fallait toutefois qu’on lui donne une chance. C’est ce que Scott Milanovich a fait, un an après que Maas eut accroché ses crampons.

«Quand il était entraîneur des quarts à Montréal, on s’était dit que ce serait bien de travailler ensemble un jour. Puis j’ai reçu un appel totalement inattendu de sa part en 2011. Il me demandait si je voulais faire partie de son équipe d’entraîneurs pour la saison 2012. J’ai dit oui tout de suite, car l’attaque qu’il dirigeait m’avait toujours intrigué», a raconté Maas.

Au moment de cet appel sorti de nulle part, l’Américain travaillait depuis un an dans l’industrie pétrolière, en Alberta, bien loin du gazon et du ballon ovale.

Son association avec Milanovich a rapidement porté ses fruits, si bien qu’après trois saisons avec les Argonauts de Toronto – et une coupe Grey –, il a accepté le poste de coordonnateur offensif à Ottawa. Il a ainsi rejoint un entraîneur-chef qu’il connaissait bien en Rick Campbell.

Maas a fait partie de deux équipes championnes comme joueur, mais jamais comme quart partant. Vu les résultats, se considère-t-il meilleur entraîneur que quart?

«Je ne sais pas! Je sens que j’ai fait les deux adéquatement, mais comme j’ai une bague de championnat comme entraîneur, peut-être que cet emploi me sied mieux!» a-t-il dit en riant.

Belle chimie avec Burris

Maas et le quart Henry Burris, qui ont tous deux 40 ans, ont rapidement développé une belle complicité chez le Rouge et Noir.

Ce que Burris apprécie le plus de son entraîneur, c’est son ouverture d’esprit.

«Comme c’est un gars animé et passionné, je savais que je pouvais le laisser m’enseigner. Il veut qu’on bâtisse cette attaque ensemble et il me permet d’appeler certains jeux. C’est rare que la porte d’un coordonnateur soit ouverte comme l’est la sienne. Si j’ai une idée, je peux aller dans son bureau et dessiner un jeu au tableau. Puis il peut me dire: “J’aime ça, on va l’insérer dans le livre de jeux.” La première fois qu’on a fait ça, j’avais le sourire fendu jusqu’aux oreilles, comme un enfant dans un magasin de bonbons!» a relaté Burris.

Ce dernier l’a d’ailleurs sincèrement remercié lorsqu’il a accepté le prix du joueur par excellence de la ligue, hier soir, lors du gala de la LCF.