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L’ours aura-t-il raison?

Le mammifère du zoo de Winnipeg prédit la victoire des Eskimos

CANADA-CFL/
Photo REUTERS Patrick Watkins

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WINNIPEG | Il n’est pas rare qu’on «demande» à des animaux leur prédiction pour l’issue d’un match de championnat dans le monde du sport.

On se souvient d’ailleurs de Paul le poulpe, qui avait prédit à la perfection les résultats de la Coupe du monde de soccer en 2010.

Cette année à la Coupe Grey, c’est Storm, un ours polaire du zoo de ­Winnipeg, qui a été choisi pour faire cet exercice.

Son choix? Les Eskimos d’Edmonton.

On ne saura jamais, par contre, s’il a été influencé par le fait que la mascotte des Eskimos est également un ours...

Que disent les joueurs de cette prédiction? Les avis sont partagés.

«Les ours ne savent pas jouer au football. On verra sur le terrain qui seront les vrais champions», a répliqué le demi défensif du Rouge et Noir Abdul Kanneh.

«C’est un ours très intelligent», a pour sa part dit en riant le centre-arrière des Eskimos Patrick Watkins.

Les favoris des experts

Storm l’ours n’est toutefois pas le seul à considérer que les Eskimos sont les favoris. La plupart des experts le croient également.

Pour les joueurs, plus rien de cela ne comptera une fois sur le terrain.

«On ne porte pas attention à ça. Tout le monde peut battre n’importe qui à n’importe quel moment dans cette ligue. Les prédictions sont ce qu’elles sont, mais il reste que pour gagner, tu dois battre ton adversaire sur le terrain, physiquement et mentalement», a souligné Watkins, sur une note plus sérieuse.

«On ne croit pas ce que les gens disent, a renchéri le receveur Kenny Stafford, anciennement des Alouettes.

«On parle d’Ottawa partout. On mentionne qu’ils ont tout raflé au Gala, qu’ils ont mené dans plusieurs catégories. Alors ce sera à nous de prouver à tout le monde qu’on est une bonne équipe et qu’on peut gagner.»

Chez le Rouge et Noir, on ne se soucie pas du tout du rôle de négligés.

«Personne ne nous a donné une chance tout au long de l’année. On fait ce qu’on a à faire. On dit de nous qu’on est les négligés, c’est correct. C’est que les ­Eskimos sont une excellente équipe. Ça ne sera pas facile comme match», a ­admis le botteur québécois Chris Milo.

Pas de pression

Selon Mathieu Boulay, ailier défensif des Eskimos, l’étiquette de favoris n’entraîne pas une pression supplémentaire sur les épaules de ses coéquipiers.

«C’est un match qui ne dépend pas des fiches de la saison. On a eu le même repos en éliminatoires, alors je pense qu’on a de bonnes chances de chaque côté.»

 

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