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Que le duel commence!

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Photo Reuters Le quart du Rouge et Noir d’Ottawa, Henry Burris, s’attend à une forte opposition des Eskimos, lors du 103e match de la Coupe Grey. «Les trous sont très rares dans cette défense, ils ne te donnent pas beaucoup d’options. Je devrai donc prendre de bonnes décisions, trouver des moyens de contre-attaquer», a-t-il expliqué.

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WINNIPEG | Les entraînements sont terminés. Les nombreuses entrevues ont toutes été données et les jeux ont tous été révisés. Ne reste plus qu’à disputer le match le plus attendu de la saison dans la Ligue canadienne de football, celui de la Coupe Grey.

C’est un peu après 18 h ce soir qu’aura lieu le botté d’envoi de cette 103e finale du football canadien, mettant aux prises les Eskimos d’Edmonton et le Rouge et Noir d’Ottawa.

La semaine a été longue pour les joueurs et ils sont assurément très heureux que cette journée soit enfin arrivée.

«On est ici depuis assez longtemps. On est prêts à jouer depuis lundi, mais bon, il faut bien passer à travers tout le processus!» a dit le quart des Eskimos, Mike Reilly.

La motivation est aussi à son comble de chaque côté. C’est d’ailleurs pour cette raison que l’entraîneur-chef des champions de l’Ouest, Chris Jones, ne prévoit pas faire un discours d’avant-match qui dure plus de 30 secondes.

«Je suis très ennuyant dans mes discours. Mais de toute façon, si tu as besoin de motivation pour ce genre de match, tu es probablement dans la mauvaise business», a-t-il noté.

Il n’y aura cependant pas que la motivation dans les deux camps, la nervosité aussi sera de la partie.

«On n’est pas nerveux, on est des robots», a blagué Reilly.

«Non, en fait on l’est, mais on essaie de ne pas le montrer. Une fois que le match sera commencé, on ne pourra plus rien y faire. On vit avec le fait que, dans une carrière, il y a toujours des moments où tu dois jouer avec la nervosité. Que ce soit quand tu es une recrue et que tu embarques sur le terrain pour la première fois ou en présaison, alors que ton poste est en jeu. Il y aura toujours une raison pour te rendre nerveux. C’est certain que cette fois, la scène est plus grosse et plus de gens vont nous regarder, mais le sport reste le même.»

Le froid, un facteur ?

On annonce des températures autour de -5 degrés Celsius durant le match, avec une température ressentie de -11. Certains joueurs estiment que ce facteur peut faire la différence.

«Ça peut nous donner un avantage, car on joue dans le froid depuis quelques semaines, alors qu’il fait encore un peu plus chaud dans l’Est», a indiqué Cory Watson, des Eskimos.

Mais comme l’a indiqué le demi défensif Antoine Pruneau, les joueurs seront vêtus en conséquence.

«Nos gérants d’équipement ont fait du bon travail pour qu’on soit bien équipés», a noté le Québécois.

Trouver une solution

Pour ce qui est de la rencontre, le quart des Ottaviens, Henry Burris, sait qu’il fera face à une excellente défense.

«Les trous sont très rares dans cette défense, ils ne te donnent pas beaucoup d’options. Je devrai donc prendre de bonnes décisions, trouver des moyens de contre-attaquer. L’adaptation a été une force pour nous cette année et on devra être capables de le faire encore, car ils vont nous présenter une panoplie de jeux. Chris Jones a toujours plus d’un tour dans son sac. Il met beaucoup de temps dans la préparation. Je me demande même s’il dort!» a affirmé le vétéran de 40 ans.

Chez les Eskimos, on admet que la clé pour eux sera de contrer la meilleure arme du Rouge et Noir: Burris.

«On doit lui compliquer la vie. En fait, il faut que notre attaque s’assure qu’il n’est pas sur le terrain. De cette façon, il ne peut pas faire de gros jeux!» a mentionné Watson.

 

 

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