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Sherbrooke les pieds dans l’eau plus souvent

Robin Fortier, Riverain
Photo Éliane Thibault Robin Fortier, Riverain

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SHERBROOKE | Les Sherbrookois sont habitués aux caprices des rivières Saint-François et Magog au printemps. Or, les changements climatiques contribuent désormais à ce que des inondations se produisent aussi en été.

Robin Fortier a grandi dans le magasin de meubles que son grand-père possédait rue Wellington Sud, au centre-ville. Aujourd’hui copropriétaire du bâtiment, il constate que les inondations sont de plus en plus fréquentes.

«Je me souviens qu’en avril 2014 la rivière était montée à 24 pieds! Il ne manquait que quelques pouces avant que ça atteigne le plafond du sous-sol», se souvient-il.

Aux embâcles hivernaux et au dégel printanier s’ajoutent désormais les pluies diluviennes estivales comme cause d’inondation. Le changement climatique combiné à l’étalement urbain fait en sorte que l’eau ruisselle directement dans la rivière.

«Avec le réchauffement des températures, l’air peut contenir plus d’humidité et risque de produire des orages qui donnent de très fortes quantités d’eau en très peu de temps», expli­que le météorologue André Cantin d’Environnement Canada.

En juin dernier, le niveau de la rivière Saint-François a atteint la barre des 18,5 pieds, alors qu’elle se tient habituellement sous la barre des 10 pieds.

Neuf inondations en 10 ans

Au cours de 10 dernières années, Sherbrooke a connu neuf épisodes d’inondation, dont deux en été. Il s’agit du même nombre d’inondations que dans les 20 années précédentes, mais pendant cette période jamais les rivières n’étaient sorties de leur lit en été.

L’Organisation municipale de sécurité civile se tient aux aguets toute l’année.

«La récurrence fait la compétence. Nous sommes rendus très bons en matière d’inondations, mais il y a encore des scénarios qui demeurent imprévisibles», rapporte celui qui est à la fois chef par intérim de l’OMSC et du service des incendies de Sherbrooke, Stéphane Simoneau.

 

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