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Automobilistes convaincus

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Chiffres à l’appui, tout comme Birmingham, Québec s’avère une ville de l’auto par excellence où les gens manifestent une propension bien ancrée à l’utilisation de ce moyen de transport, tendance qui ne sera pas facile à renverser.

De 2006 à 2011, l’augmentation du nombre de véhicules de promenade en circulation à Québec avait connu une hausse fulgurante (12 %), soit deux fois plus élevée que l’accroissement de la population comme tel (6 %), selon les données de la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ).

Pour 2009 à 2014, on parle cette fois d’une augmentation de la population un peu plus élevée (5,69 % dans la capitale nationale) que le nombre de véhicules de promenade (4,6 % dans la capitale nationale et 3,7 % dans Chaudière-Appalaches). Mais la tendance vers l’automobile demeure donc à la hausse, avec 51 741 véhicules de plus sur les routes de la région, une augmentation qui se retrouve parmi les plus importantes au Québec. Si on résume, on a atteint un sommet, et ça continue de grimper.

Modèle à repenser

Les problèmes de congestion que connaît Québec depuis quelques années forcent toutefois à repenser le modèle. Sur ce plan, la Ville de Québec a donc encore énormément de travail à faire pour convaincre les automobilistes de l’utilité des voies réservées et du covoiturage. Il faudra aussi les persuader de l’utilité du transport en commun, en améliorant l’offre, et d’un service rapide par bus (SRB), qui a remplacé le tramway dans le Plan de mobilité durable.

Le SRB ne sera en service que vers 2022, et il apparaît moins attrayant qu’un tramway. La Ville devra, encore là, redoubler d’ardeur pour amener les gens à l’utiliser et à délaisser leur voiture.

J’ai par ailleurs été surprise de constater qu’après l’élection, le maire Labeaume n’a pas évoqué le SRB parmi ses projets prioritaires. M. Trudeau entend quadrupler le budget des transports. Avec toute la visibilité dont il bénéficie, et le soutien manifeste de la population, M. Labeaume est pourtant le mieux placé pour faire cheminer les dossiers du Plan de mobilité durable. Mais, pour cela, encore faut-il qu’il y croie, et que ce soit perceptible. L’exemple de Birmingham et bien d’autres démontrent que c’est possible, après tout, d’amener les gens à délaisser la voiture.

 

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