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L’interdiction de vapoter au Vapoclub choque les commerçants

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La loi pour renforcer la lutte contre le tabagisme, adoptée la semaine dernière, frustre les propriétaires qui font le commerce de la cigarette électronique puisque toute forme de fumée est désormais proscrite même à l’intérieur de leur propre boutique.

Depuis quelques jours, les clients ne peuvent plus essayer les produits de vapotage avant d’acheter.

«On ne peut plus faire tester les clients en magasin et nous ne pouvons plus faire de service parce que nous ne pouvons rien utiliser. C’est comme un concessionnaire qui vend des voitures sans avoir de garage», dénonce Daniel Marien de l’Association canadienne et propriétaire de plusieurs succursales.

Pas d’exception

Adopté à l’unanimité, le projet de loi 44 est déjà en vigueur. Aucune période de transition n’a été accordée pour les commerces spécialisés. La cigarette électronique est maintenant un outil soumis aux mêmes règles que le tabac. Il est désormais interdit de «vapoter» dans les endroits publics.

«On ne peut pas utiliser de cigarette électronique partout où le tabac est interdit. Un restaurant, un dépanneur, un cinéma, nous sommes d’accord. Mais dans un magasin spécialisé, fermé, 18 ans et plus, ça n’a aucun sens», ajoute M. Marien.

La ministre déléguée à la Santé publique, Lucie Charlebois, affirme que les parties en cause ont déjà fait part de leurs doléances lors des consultations.

«Il s’agit d’un produit pour cesser de fumer. Les clients n’essayent pas la gomme ou les timbres en pharmacie avant», réplique l’attachée de presse Alexandra Bernier.

L’industrie du vapotage affirme que ces mesures qui limitent leurs pratiques commerciales n’ont rien à voir avec la protection de la santé publique.

Libertés individuelles

«On vient de classer la vapeur comme de la fumée. J’ai des craintes pour les nouveaux clients. C’est un argument de vente important. On touche aux libertés individuelles. Même à la SAQ, il y a des dégustations de vins», affirme Jean-Christophe Ouellet, du Vapoclub Lévis.

Ce dernier n’a toutefois pas l’intention de contrevenir à la loi puisque les amendes prévues sont très élevées. «Je ne pense pas que des commerçants vont prendre une chance.»

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