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Des examens pendant les Fêtes

Le Cégep Édouard-Montpetit tiendra des évaluations les 28 et 29 décembre en raison de la grève des profs

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Des étudiants d’un cégep de la Rive-Sud pourraient être forcés de passer leurs examens entre Noël et le jour de l’An, en raison de journées de grève tenues par leurs professeurs.

Les étudiants du cégep Édouard-Montpetit se sont vu ajouter des journées d’examens les 23, 28 et 29 décembre, à la suite des trois journées de grève tenues par leurs professeurs en octobre et à la mi-novembre­­.

La direction du cégep admet que la situation est loin d’être évidente, mais affirme qu’elle n’a pas le choix de procéder ainsi.

Elle craint d’ailleurs que d’autres journées de grève, comme celle prévue pour le 9 décembre, puissent forcer le report de jours de classe à janvier.

«C’est un exercice de logistique, mais nous n’avons pas le choix. Le Règlement sur le régime des études collégiales prévoit qu’une session doit comporter 82 jours», a indiqué la porte-parole Annie Houle.

Selon cette dernière, il pourrait s’agir de la première fois que des examens ont lieu pendant les fêtes à cause d’une grève des professeurs.

JUSQU’À JANVIER ?

La Fédération des cégeps a d’ailleurs confirmé que le ministère de l’Éducation avait envoyé un «rappel» sur le nombre de jours de classe prescrit à tous les établissements au cours des derniers jours.

Dans certains cégeps, il n’est pas exclu que des examens ou des cours soient repris en janvier, a confirmé au Journal la porte-parole de la Fédération, Judith Laurier.

Au cégep Édouard-Monpetit, on ne sait pas à ce moment-ci combien d’étudiants pourraient être touchés, puisque l’échéancier des évaluations est déterminé par les professeurs.

Certains d’entre eux pourraient aménager l’horaire des cours de façon à tenir leurs examens avant le 23 décembre.

PROFESSEURS FURIEUX

La Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec, dont fait partie le personnel du cégep Édouard-Monpetit, refuse de collaborer.

«Ces calendriers-là, ce sont les cégeps qui les ont décidés. Nos salaires ont été coupés lors des journées de grève et on nous demande de les reprendre sans rémunération­­», déplore la vice-présidente Nicole Lefebre.

Selon elle, des discussions ont présentement lieu entre les syndicats locaux et des cégeps partout au Québec. À défaut d’une entente, des griefs seront déposés assure Mme Lefebvre.

L’Association étudiante et le syndicat du cégep n’ont pas pu répondre à nos demandes d’entrevue.

 

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