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La solution anti-pauvreté de Michel Chartrand

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Les «banques alimentaires» ne représentent certes pas la solution idéale pour lutter contre la pauvreté. Mais faute de mieux, elles permettent de répondre à 1,7 million de demandes d’aide alimentaire à tous les mois, dont le tiers est destiné à nourrir tant bien que mal des enfants pauvres.

Voilà pourquoi je lève mon chapeau au réseau des banques alimentaires du Québec, lequel réseau est constitué de 19 Moissons (centres régionaux d’entreposage et de tri pour le relais des denrées) qui desservent 1064 organismes communautaires affiliés. Le tout pour répondre aux demandes alimentaires urgentes de quelque 163 000 personnes différentes par mois.

Et cette période des diverses guignolées organisées à travers le Québec, dont la Grande guignolée des médias, rendons hommage à ces milliers et milliers de bénévoles qui s’unissent pour «alimenter» les banques alimentaires.

Que les campagnes de charité du temps de Noël soulagent la conscience des gens qui donnent, cela importe peu. L’important c’est de donner. On n’a pas à juger les motifs des donneurs.

Ce qui compte c’est de ramasser le plus possible de denrées afin de répondre ne serait-ce qu’à une parcelle des besoins alimentaires des moins nantis de la société.

Vrai que l’aide de dernier recours alimentaire ne résoudra jamais les problèmes d’appauvrissement.

«Revenu de citoyenneté»

La solution efficace pour lutter contre la pauvreté réside dans le «revenu de citoyenneté» que proposait le combatif syndicaliste Michel Chartrand lors de la campagne électorale de 1998. Il s’agit d’un «revenu minimum garanti» qui permettrait aux plus démunis de disposer d’une somme d’argent minimale pour répondre à leurs besoins élémentaires.

Une hypothèse: cela pourrait ressembler au montant minimum dont disposent actuellement les personnes âgées, soit quelque 16 114 $ par année. Cette somme comprend la pension de la sécurité de la vieillesse (6840 $) et le supplément de revenu garanti (9274 $).

Pour faire avancer «le revenu minimum garanti», il y a actuellement deux ministres, l’un à Québec, l’autre à Ottawa, qui ont défendu cette proposition dans le passé, soit le ministre de l’Éducation François Blais et le ministre fédéral de la Famille, Jean-Yves Duclos. J’espère que durant leur présent règne politique, ils se feront un devoir de proposer cette excellente solution à leurs partis respectifs.

Avantages fiscaux

Revenons à nos guignolées du temps des Fêtes. Outre les paniers de provisions, il va sans dire que les dons en argent sont également fort appréciés de tous les organismes de bienfaisance.

Compte tenu des avantages fiscaux directement reliés aux dons, les gouvernements de Québec et d’Ottawa sont «forcés» de contribuer à la générosité des bienfaiteurs.

À cette fin, je vous rappelle les déductions fiscales reliées aux dons de bienfaisance.

Sur les premiers 200 $, Québec offre une déduction de 20 $ et sur la somme additionnelle, s’il y a lieu, la déduction grimpe à 24 %. Du côté fédéral, après abattement fiscal, les premiers 200 $ donnent droit à une déduction de 12,5 % et la somme supplémentaire à une déduction de 24,2 %.

Avec les guignolées, on ne lésine pas sur la générosité!

 

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