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En tête à tête avec des libres penseurs

En tête à tête avec des libres penseurs
photo AGENCE QMI, MAXIME DELAND

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Il y a un an, quand le projet du documentaire Crise d’identité a commencé à prendre forme, personne n’aurait pu prévoir que la question de l’identité québécoise serait autant d’actualité.

Alors que l’immigration est au cœur des discussions et que les migrants syriens occupent une grande place dans les préoccupations des Québécois, le documentaire d’une heure, qui sera présenté à Télé-Québec le 7 décembre prochain à 21 h, se penche sur l’identité québécoise, comment elle se définit aujourd’hui, son évolution et ce qu’elle deviendra peut-être dans 20 ans.

«On ne voulait pas se pencher sur la charte des valeurs ou sur la question politique. Ce n’est pas pertinent au sujet. L’identité, c’est ce que nous sommes, au moment où nous sommes. C’est une façon de vivre, et ça évolue. Il y a encore de la xénophobie et du racisme», affirme Bernard Derome, celui qui est à la barre de ce documentaire.

14 personnalités

M. Derome a interviewé pendant plus de deux heures chacun des 14 «libres penseurs» qui interviennent dans le documentaire, qu’ils soient artistes ou en affaires. L’objectif est de donner un portrait éclairant de ce qui définit cette société distincte en 2015.

Robert Lepage, Dany Laferrière, Fred Pellerin, Adib Alkhalidey, Brian Mulroney, Jeff Stinco, Louis Garneau et bien d’autres parlent ouvertement, et sans tabou, de ce qu’est, pour eux, être Québécois.

«Ce sont des gens qui ont une réflexion, des gens qui peuvent aller au-dessus de la mêlée et qui ont un certain niveau d’échange et de discussion. Des gens qui ont eu l’occasion de voir le monde», explique Bernard Derome.

Il voulait des jeunes, pour voir toute l’évolution de cette identité, et comment ils la vivent. «La jeune génération, c’est une révélation», dit-il.

Langue, territoire, religion et culture

Pendant 50 minutes, M. Derome passe à travers différentes caractéristiques qui forgent encore aujourd’hui l’identité québécoise.

Les intervenants se confient notamment sur la langue française. Sujet des plus polarisants. «Le français, c’est mon pays», mentionne l’humoriste Adib Alkhalidey, qui craint pour celle-ci. Si Fred Pellerin partage cette crainte de voir disparaître le français, d’autres ne s’inquiètent pas du tout, ayant l’assurance que cette langue va perdurer et qu’elle va même rayonner.

Elizabeth Plank, journaliste et blogueuse à New York, avoue qu’elle se sent plus américaine que québécoise. Robert Lepage parle de son conjoint, un Américain devenu québécois. Jeff Stinco de Simple Plan explique comment l’anglais a naturellement été la langue qui a porté le groupe.

Ils parlent de culture, de religion et touchent à l’immigration. Ils se confient sur la question du territoire. Cette province dont les «Québécois n’assument pas encore la nordicité». Territoire qui forge le caractère. «Le froid, le climat, ça fait partie de ce que nous sommes», mentionne Bernard Derome.

Finalement, ils parlent de la forte tendance des Québécois à ne jamais vouloir de chicane, donc à éviter les débats. «Les Québécois n’aiment pas l’adversité (...) J’aurais aimé qu’on soit un peu plus guerrier, pas dans le sens militaire du terme, mais juste de tenir son bout», affirme Boucar Diouf.

 

 

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