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Impressionnante remontée de Tanguay

Anne-Catherine Tanguay
Photo d'Archives Anne-Catherine Tanguay

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DAYTONA BEACH, Floride | Au terme de sa deuxième ronde, Anne-Catherine Tanguay avait dit qu’il serait temps qu’elle connaisse une bonne journée. Et c’est exactement ce qui s’est produit, vendredi, lors de la troisième ronde des qualifications de la LPGA.

La golfeuse de Sainte-Foy a remis une carte de 68 (-4), ce qui lui a fait faire un bond de 40 places au classement, pour se retrouver au 18e rang, à -3.

Pourtant, rien ne laissait présager un tel score après ses deux premiers trous, où elle a commis deux bogueys.

Ces deux accrocs ont semblé la fouetter, car elle a réussi pas moins de sept oiselets au cours des 16 trous suivants.

«C’est parfois ce que ça prend. Certaines de mes meilleures rondes ont commencé par un boguey. Mais je ne voudrais pas que ce soit une tendance. J’aime mieux commencer avec des normales!» a-t-elle lancé après sa ronde.

Tanguay a admis qu’elle ressentait de la pression avant de prendre le départ. Elle en a d’ailleurs discuté avec son cadet, ce qui l’a calmée.

«On a parlé et on a fait sortir ça. Mes deux premiers trous ont été un peu chancelants, mais après ç’a été excellent. Mon coup de départ était vraiment solide et mes coups d’approche étaient encore meilleurs, alors c’était un bon combo», a-t-elle analysé.

Excellent est le bon mot, alors qu’elle a enfilé les oiselets. Tanguay a enregistré un autre boguey au 16e, mais a réussi à sauver la normale au dernier trou, malgré deux coups ratés.

Tout allait si bien qu’elle a même failli réussir non pas un, mais deux trous d’un coup. Aux 6e et 14e trous, son coup de départ s’est arrêté à quelques pouces seulement de la coupe.

«C’est passé vraiment près! On peut dire mission accomplie aujourd’hui (vendredi)», a-t-elle dit.

Juneau dans la course

Sara-Maude Juneau a aussi très bien joué, avec un 69 (-3), qui lui donne un cumulatif de -2. Cette belle performance lui a permis de grimper d’une trentaine de places, soit de la 58e à la 26e.

Elle aurait pu retrancher deux autres coups, car par deux fois sa balle s’est arrêtée sur le rebord de la coupe. Un demi-tour de balle de plus au 18e et elle signait un aigle.

«C’était un coup roulé en descendant, alors ce n’était pas le temps d’être trop agressive», a-t-elle souligné.

Pendant que sa balle roulait, on l’a entendu crier «tombe, tombe!», en vain.

«C’est rare que je parle à ma balle, mais quand je le fais, c’est que j’y tiens vraiment!» a-t-elle dit en riant.

Juneau était contente de sa ronde après son difficile +5 la veille. Le travail effectué dans le champ de pratique après sa deuxième ronde avec son cadet, Renaud Langevin, a porté ses fruits.

«Ça aide d’avoir un cadet qui est aussi un très bon joueur. Je lui ai demandé ce qu’il ferait s’il était à ma place. Il joue un peu le rôle de conseiller», a-t-elle dit.

La native de Fossambault-sur-le-lac était aussi soulagée d’avoir réussi à se débarrasser d’un début de grippe qui aurait pu lui compliquer la vie pour le reste de la semaine.

«J’ai une petite grippe qui voulait se pointer, alors je me suis couchée à 20h15. J’ai réglé le problème!» a-t-elle précisé.

La Chinoise Simin Feng est seule en tête, avec un cumulatif de -12.

LeBlanc sauve la normale

DAYTONA BEACH, Floride | Presque parfaite la veille, Maude-Aimée LeBlanc a connu une ronde plus difficile sur un parcours – le Jones – pourtant plus facile, terminant avec la normale, vendredi lors de la troisième ronde des qualifications de la LPGA.

Elle a glissé un tout petit peu au classement, se retrouvant dans une égalité à six joueuses au huitième rang. Un peu agacée, LeBlanc n’a pas manqué de noter qu’elle s’était légèrement éloignée de son objectif du top 5.

«Ce n’est pas désastreux. Mais je m’attendais à jouer trois ou quatre coups sous la normale sur ce terrain, alors je vais devoir récupérer un peu sur l’autre terrain demain (samedi)», a-t-elle dit.

Selon sa propre analyse, il n’y a à peu près rien qui allait dans son jeu dans cette troisième ronde.

«Je n’ai pas frappé un bon coup. C’était une journée de... patience. Les coups roulés n’étaient pas si mal, mais la balle ne tombait pas dans le trou, alors ça n’a pas donné grand-chose», a-t-elle laissé tomber, visiblement déçue.

Contre le vent

Partie plus tard puisqu’elle fait partie des meneuses, LeBlanc a dû composer avec le vent, qui s’est levé alors qu’elle était environ à mi-parcours.

Cela a ajouté à sa journée difficile.

«J’étais toujours entre deux bâtons et le vent venait par bourrasques. C’était aussi un peu frustrant, car on ne savait jamais comment la balle allait réagir, mais je suis habituée de jouer dans le vent ici», a-t-elle indiqué.

LeBlanc ne semblait pas satisfaite de la manière dont elle a géré ces conditions. Son cadet lui a d’ailleurs fait remarquer que son tempo était trop vite.

«Le rythme de ma transition était trop rapide. On aurait dit que j’essayais de battre le vent au lieu de jouer avec. Mais c’est tellement difficile de retrouver le bon tempo, surtout dans le vent», a-t-elle dit, avant d’ajouter qu’elle prolongerait sa journée avec quelques élans dans le champ de pratique afin de trouver ce qui clochait.

En bonne position

Il reste maintenant une ronde avant la finale, où les 70 meilleures joueuses du tournoi tenteront de terminer dans le top 20, qui donne un accès automatique à la LPGA pour la saison 2016. Pour le moment, les trois Québécoises sont en très bonne position pour faire la coupure et seront toutes les trois sur le parcours Hills samedi.

La nervosité commence à se faire sentir davantage, a admis LeBlanc.

«Le stress augmente un peu. Moins il reste de trous à jouer, moins il y a place à l’erreur, alors on y pense plus. Ma ronde de 67 de jeudi va m’aider à être un peu plus relaxe», a souligné la Sherbrookoise.

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