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En Caroline pour y rester

Peter Karmanos jure que les Hurricanes ne déménageront pas

Daniel Carr marquant son premier but dans la LNH. Même si le Canadien fait habituellement courir les foules, les sièges vides étaient nombreux samedi.
PHOTO USA Today Daniel Carr marquant son premier but dans la LNH. Même si le Canadien fait habituellement courir les foules, les sièges vides étaient nombreux samedi.

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RALEIGH | Les insuccès répétés des Hurricanes sur la glace et les bancs vides à perte de vue au PNC Arena, à Raleigh, alimentent depuis plusieurs mois les rumeurs de déménagement. Foi de Peter Karmanos, l’équipe est bel et bien en Caroline pour y rester.

Bien qu’il soit invraisemblable que le propriétaire de la concession affirme le contraire en pleine saison, il se dit abasourdi d’entendre les inévitables bruits.

Même s’il tente de vendre son équipe depuis plus d’un an, M. Kar­ma­nos continue d’affirmer qu’il est hors de question que les Hurrica­nes soient relocalisés. Ni à Québec ni nulle part ailleurs.

«Je n’en reviens toujours pas que vous évoquiez ces rumeurs de déménagement. Il n’y a absolument rien de crédible là-­dedans, mais alors là, rien du tout!» a-t-il pesté lors d’un entretien.

«Ça devient frustrant de vivre avec ces rumeurs quand on sait qu’elles ne sont que la création de médias en mission. Je ne peux pas contrôler tou­tes ces spéculations farfelues», a-t-il poursuivi.

De faibles foules

Après 15 matchs à Raleigh, les Hurricanes croulent au dernier rang parmi les 30 formations de la LNH avec une anémique moyenne de 10 760 spectateurs, soit 57,6 % de la capacité de l’aréna.

«Des sièges vides, j’en voudrais moins, mais ça ne me préoccupe pas du tout, avec notre bail qui est le plus avantageux de toute la Ligue. On récolte les revenus de l’aréna sans payer de frais, de loyer ou de taxes. Pour­quoi cette équipe déménagerait-elle?» a-t-il lancé. Et pourquoi tenter de vendre, dans ce cas?

«J’ai 72 ans et je veux assurer la transition. J’essaie simplement de conclure une entente juste. De toute façon, peu importe qui achètera, c’est impossible de déménager l’équipe. Enlevez-vous cette idée de la tête! Il y a un bail avec l’aréna jusqu’en 2024. Ni moi ni la Ligue n’accepterions que cette équipe bouge d’ici.

«Même avec une meilleure offre de l’extérieur, cette équipe n’ira nulle part. Vous perdez votre temps à regarder du côté de la Caroline», a-t-il fustigé.

Une explication

Selon le propriétaire, le fait que les Hurricanes aient été exclus des séries lors des six dernières saisons explique à lui seul que les partisans désertent le club.

«Toute équipe qui n’a pas participé aux séries depuis aussi longtemps verra elle aussi des bancs vides, y compris à Montréal! Gagner des matchs s’avè­re le meilleur outil de marketing qui soit», prétend-il.

Comme les Thrashers ?

Avant que les Thrashers d’Atlan­ta plient bagage pour aller à Winnipeg au printemps 2011, la LNH et l’organisation affirmaient à l’unisson que l’équipe n’irait nulle part. Cependant, M. Kar­manos ne voit aucune comparaison possible avec la situation des Hurricanes.

«À Atlanta, les Thrashers vivotaient dans un marché occupé par le baseball, le basketball et le football. L’équipe était locataire d’un édifice dont elle ne tirait à peu près aucun revenu. Il n’y avait aucune possibilité de survie à long terme pour cette franchise.»

Malgré ses promesses, rappelons tout de même que, lorsqu’il avait acheté les Wha­lers en 1994, Peter Karmanos avait garanti que l’équipe demeurerait à Hartford au moins jusqu’à la fin du bail avec l’aréna, en 1998. Or, trois ans plus tard, la ville perdait son équipe au profit de la Caroline.

LES HURRICANES EN QUELQUES CHIFFRES

  • 47,5 M$  Le coût d’achat  des Whalers en 1994
  • 225 M$ La valeur actuelle*
  • 420 M$ Le prix de vente exigé
  • 11,7 M$ Les pertes en 2014-2015*
  • 10 760 Spectateurs en moyenne annoncés cette saison**
*Selon Forbes
**Capacité de 18 680 spectateurs