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«Je crois en Québec»

Le propriétaire des Hurricanes souhaite le retour des Nordiques

Le propriétaire des Hurricanes de la Caroline Peter Karmanos a été intronisé au Temple de la renommée du hockey le 8 novembre dernier.
PHOTO d’Archives AFP Le propriétaire des Hurricanes de la Caroline Peter Karmanos a été intronisé au Temple de la renommée du hockey le 8 novembre dernier.

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RALEIGH | Membre du comité exécutif de la LNH qui recom­mandera éventuellement aux gouver­neurs du circuit de soutenir ou d’enterrer le projet d’expansion, Peter Karmanos ne cache pas son jeu. La Ligue doit élargir ses cadres et Québec doit en faire partie, selon le propriétaire des Hurricanes de la Caroline.

Le comité exécutif et tous les autres gouverneurs se réunissent d’ailleurs aujour­d’hui et demain à Pebble Beach, en Californie, mais la LNH a déjà confir­mé qu’il n’y aurait aucun vote sur le dossier de l’expansion, dont le processus a été amorcé en juin dernier.

Depuis, Québecor a fait en septembre une présentation sur le marché de Québec au comité exécutif à New York, tout comme l’homme d’affaires Bill Foley pour le groupe de Las Vegas.

«Les deux ont fait du bon travail. Je ne peux pas parler au nom de la ligue, mais, personnellement, je soutiens les deux groupes», a dit M. Karma­nos en entrevue avec Le Journal.

En désaccord avec Jacobs

Pour le propriétaire, qui a acheté les Whalers de Hartford en 1994 pour les transférer en Caroline trois ans plus tard, il ne fait aucun doute que Québec mérite une deuxième chance dans la LNH.

Il se dissocie d’ailleurs des récents propos de l’influent propriétaire des Bruins de Boston, Jeremy Jacobs, qui a exprimé des doutes en qualifiant Québec de marché «extraordinairement petit».

«Je n’irais pas dans ce sens-là. Québec a beau être un petit marché, il n’y a rien comme la passion des gens là-bas pour le hockey. La Ligue a changé depuis 20 ans, tout comme le marché de Québec. Sur­tout en ce qui concerne le grou­pe de propriétaires», a fait valoir M. Karma­nos en poussant un grand rire.

«Disons que ça semble beaucoup plus solide qu’à l’époque», a-t-il laissé planer.

La question du dollar

La question de la faiblesse du dollar canadien semble être sur toutes les lèvres depuis l’enclenchement du processus d’expansion. Peter Karma­nos est d’avis que le sujet mérite une attention particulière, sans toutefois occulter la candidature de Québec.

«C’est le problè­me des propriétaires potentiels à Québec, pas le nôtre. Bien sûr que je préférerais que le dollar canadien soit plus fort. C’est un aspect préoccupant, mais pas suffisant pour faire avorter l’affaire. Encore une fois, c’est moi qui parle et non la Ligue, mais je crois beaucoup en Québec comme marché de hockey», a-t-il lancé.

Un succès garanti

Celui qui est l’un des 10 membres du club sélect que constitue le comité exécutif va jusqu’à dire qu’une expansion dans la LNH se traduirait par un succès assuré, et ce, même si plus de deux groupes avaient été pris en considération.

«Mon point de vue est que Québec, Las Vegas, Seattle et Houston feraient tous de bons marchés de hockey. Il y a une grande parité dans la Ligue et le produit sur glace n’a jamais été si enlevant. De superbes jeunes joueurs arrivent de partout dans le monde et font le saut de plus en plus rapidement dans la LNH. Comment peut-on même craindre que le produit soit dilué? Je n’ai aucun doute sur l’éventuel succès d’une expansion, quel que soit le nombre d’équipes.»