/sports/golf
Navigation

Cheyenne Woods aime l'attention

La nièce de Tiger gère très bien la pression qui vient avec son nom

Cheyenne Woods aime l'attention
Photo AFP

Coup d'oeil sur cet article

DAYTONA BEACH, Floride | Difficile de passer inaperçu sur un terrain de golf quand son nom de famille est Woods. Ça tombe bien, Cheyenne Woods, la nièce de Tiger, adore avoir de l’attention.

La joueuse de 25 ans a réussi à garder sa carte de la LPGA pour la prochaine saison grâce à sa 13e place au tournoi de qualification du circuit, ce week-end.

Woods en était à sa première saison dans la LPGA en 2015 et son meilleur résultat a été une 24e place. En tout, elle a obtenu des bourses de 32 713$. Normalement, les projecteurs ne seraient pas sur elle en ce début de carrière. Mais ce n’est pas sa réalité.

Partout où elle passe, on veut l’interviewer, se faire prendre en photo avec elle ou avoir son autographe. Que pense la principale intéressée de tout ça?

«Quand j’étais plus jeune, j’adorais avoir toute cette attention. En vieillissant, je me suis habituée alors c’est juste normal pour moi», a-t-elle mentionné en entrevue au Journal.

En fait, c’est tellement «normal» que la diplômée de l’Université Wake Forest avoue qu’elle trouverait ça «bizarre» si c’était le contraire.

«J’ai plus d’attention, il y a plus d’yeux sur moi, peut-être un peu plus de pression aussi, car les gens ont de plus grandes attentes envers moi, a-t-elle admis.

«Mais c’est tout ce que j’ai connu. Je ne sais pas ce que c’est que de jouer sans tout ça. J’ai toujours joué au golf avec le nom Woods, pendant que Tiger était une figure importante du monde du sport. Je ne peux pas imaginer me présenter à un tournoi où personne ne saurait qui je suis. Mon expérience est sans aucun doute très différente de ce que les autres vivent», a-t-elle poursuivi.

Se surpasser

Cheyenne Woods avait environ 10 ans au moment où son oncle raflait tout sur son passage. À cette époque, elle se servait surtout de ces exploits... pour s’en venter à l’école. Puis avec le temps, elle s’en est inspirée.

«Il était un bel exemple à savoir ce qu’il est possible de réaliser. Il ne faut jamais établir nos standards ou nos buts trop bas. Si je n’atteins pas les buts fixés, au moins j’aurai fait plus que si je n’en avais tout simplement pas eu. Et ces objectifs, ils sont plus élevés à cause de lui», a-t-elle expliqué.

Même s’ils pratiquent le même sport, les deux Woods ne se côtoient pas si souvent et le détenteur de 14 titres majeurs n’intervient pas vraiment dans sa carrière.

«Il n’est pas du genre à me donner des conseils. Mais il me parle de ses expériences et est toujours très enclin à m’aider. Il s’informe aussi de mes résultats, de mon jeu, alors c’est bien de l’avoir dans mon équipe», a dit la joueuse.

Un exemple pour les jeunes

Les femmes noires sont très rares dans la LPGA et Woods espère que sa présence pourra inspirer d’autres jeunes filles à suivre ses traces.

«Quand tu es jeune, tu cherches souvent à t’identifier à un modèle qui te ressemble et moi, je n’en avais pas. Si je devenais la première afro-américaine à remporter un tournoi, je pense que ce serait un bel exemple pour les autres filles, pour leur montrer que le golf est pour tout le monde», a dit celle qui joue depuis l’âge de cinq ans.

Par ailleurs, il ne serait pas étonnant qu’elle fasse le saut dans les médias, une fois sa carrière sportive terminée.

«Mais pas tout de suite!» a-t-elle précisé en riant.